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vendredi 8 mai 2015

La palette du débutant

Après un article polémique et militant au sujet d'une info qui a fait couler beaucoup d'encre virtuelle et qui s'est finalement affaissée comme un vieux soufflé, après la folie du bouclage du Blogurizine et avant de prendre des vacances bien méritées, Sandchaser revient aux fondamentaux et vous propose, sur une idée d'un ami, un article que l'on espère d'un intérêt passable et dont le pitch est "Quelles couleurs choisir quand on débute dans la peinture de figurines et de décors ?".

Les figurinistes confirmés, les peintres de cheminée et les pros du décor miniature peuvent passer leur chemin et aller voir là-bas si j'y suis ou rejoindre directement la fin de l'article.

Les autres, restez avec nous.

Autant le dire tout de suite, il n'y a pas de réponse définitive à la question préliminaire. J'ai réalisé un sondage (avec échantillon représentatif, méthode des quotas, toussa, en fait, non, c'est empirique) auprès de quelques peintres de tous niveaux. La plupart ont répondu en posant une autre question : "quel est le sujet à peindre ?". Aucun ne m'a dit : "Les 3 couleurs primaires, leurs complémentaires, du blanc, du noir et après on mélange". Une réponse intéressante a été : "Des basiques qui servent tous le temps et des spécifiques en fonction du sujet".

Détaillons un peu les réponses.

"Les 3 couleurs primaires, leurs complémentaires, du blanc, du noir et après on mélange".

Les mélanges de couleurs en synthèse soustractive c'est compliqué[1]. Surtout quand on débute et qu'on apprend encore les rudiments de la théorie des couleurs. Alors, on exclut les mélanges et on prend les teintes sorties de pot. Pour ma part, j'en suis encore là sauf pour quelques mélanges signature comme mon vert Dirz ou mon schéma Primavera. Pour les décors, je me lâche avec mes acryliques Louvre[2] et je fais les mélanges sur le sujet au tampon et en dégradé dans le frais.

"Quel est le sujet à peindre ?"

Une figurine de monstre fantastique, un cataphracte byzantin et un G.I. n'utiliserons pas les mêmes teintes (sauf du Snakebite Leather, toute figurine possède une touche de SBL, cette couleur est magique). Quant on joue historique, l'uniformologie et les études historiques nous donnent pas mal d'informations dans le choix des teintes. C'est même renforcé lorsque les fabricants de teintes comme Prince August ou Vallejo donnent des noms explicites aux couleurs. Bon, Games Workshop le fait aussi mais c'est moins explicite sauf à être FBDM (oui, c'est de la provoc' gratuite).

Dans ces conditions, vous avez le choix entre : faire ce qui vous plaît OU faire des recherches. Faire des recherches dépend aussi beaucoup du temps que vous allez y consacrer et de la méthode. Si vous parcourez ces pages, vous remarquerez que je liste toujours les teintes que j'utilise. Il n'y a pas de mystères, ce blog était prévu pour documenter mes travaux afin que je puisse m'y référer, qu'il y ait des gens pour le lire m'a toujours surpris (je suis moins surpris depuis que Greg y écrit).

Le choix du schéma de couleur est crucial, surtout si on prévoit de peindre une armée et non une figurine individuelle. Mais rassurez-vous, le Web abonde de tutoriaux et de schémas de peinture pour une grande variétés de figurines fantastiques et futuristes. Si vous en trouvez pas votre bonheur, mon conseil est de tenter plusieurs schémas. Posez les couleurs sur une feuille de papier blanc avant de peindre votre première figurine. Personnellement, j'aime les couleurs vives mais j'aime aussi le contraste qui intervient lorsqu'on place une couleur vive à côté d'une teinte pastel ou d'une teinte naturelle. Ce qui nous amène à la dernière réponse-type.

"Des basiques qui servent tous le temps et des spécifiques en fonction du sujet"

Parmi les basiques, on retrouvera blanc, noir, une palette de 3 gris (clair, neutre et foncé), du Snakebite Leather (ou Cuir Cobra chez PAG), du Mechrite Red (ou n'importe quel rouge couvrant), un jaune couvrant, de l'ombre brûlée (pour ombrer les jaunes et les verts naturels, casser le blanc, salir le noir et le bleu) et l'équivalent des teintes de base : bleus moyen et clair, violet moyen et sombre, vert moyen et clair, orange. Des métalliques sont à prévoir également : une teinte acier (Gunmetal ou Leadbelcher), une teinte alu, une teinte argent et deux teintes dorées. Je ne veux pas vous donner une préférence pour une marque ou pour une autre. A vous de tester en fonction de vos goûts et de la disponibilité des produits.

"Mais pourquoi ces questions existentielles ?" Les figurines ont commencé à entrer dans le domaine des jeux de société avec des titres comme Zombicide, Mice&Mystics, Zombi 15, Super Dungeon Explore, Arcadia Quest, Cyclades, j'en passe et des meilleures. Des purs joueurs qui n'avaient entendu parler de peinture sur figurine ont commencé à voir des jeux peints soit sur le Net soit chez un biclassé joueur/peintre et certains on envie de s'y essayer.

J'ai la chance d'adhérer à deux associations très dynamiques sur Orléans, Orléans Wargames (nous, c'est le pitou !) et Le Coffre à Jeux (nous, on joue à tout !). Des ami(e)s du Coffre m'ont demandé s'il était possible que nous, wargameurs poilus, animions une journée d'initiation. Nous avons accepté et la troisième de ces journées est en préparation. A Orléans Wargames, nous sommes des vieux routards. Nous avons tous quitté le niveau du débutant complet depuis un bon moment même si nos niveaux individuels en peinture sont très divers. Il a donc fallu se remettre en question face à des débutants complets qui n'avait jamais tenu un pinceau 8413 n°2 de leur vie.

Je dois dire que ces classes d'initiation en groupe ont été de fabuleux moments et qu'il est question de les organiser sur un rythme mensuel dès la rentrée de Septembre. Alors si vous êtes de passage sur Orléans et que vous voulez venir partager votre savoir, vous êtes les bienvenu(e)s.

lundi 19 novembre 2012

Back to basing : les socles

Rafpark me posait la question du comment je faisais mes socles. Je lui avais répondu laconiquement car Facebook ne sied guère aux longues dissertations. Je profite du fait que j'ai refait une série de socles pour écrire un tutoriel sur ce sujet. N'en attendez pas le socle scénique ultime. Il s'agit d'agrémenter les rondelles de plastique pour éviter qu'un beau travail de peinture sur la figurine soit gâché par un socle par trop rudimentaire et tout ça avec du matériel de récupération et un peu d'ingrédients pas chers.

Etape Un : la matière

Si vous montez des figurines en plastique, vous devez avoir des tas de grappes plastiques. Ne les jetez pas ! Vous pouvez aisément les recycler, notamment pour en faire des débris que vous collerez sur les socles. Sur la photo, on voit un marsouin de la boîte Black Reach dont j'ai coupé la barre centrale. Avec la barre, j'ai coupé des morceaux que j'ai collés sous les semelles du marsouin. J'ai aussi collé des petits morceaux de grappes.

Etape Deux : la Bouillie Magique

La Bouillie Magique, c'est simplement une peinture texturée que vous pourrez fabriquer vous-mêmes sans vous ruinez. Vous aurez besoin de ce qui apparaît sur le photo suivante. A savoir:

  • De la colle blanche
  • De la gouache acrylique noire
  • Un godet lavable
  • Du sable très fin
  • Très peu d'eau
  • Une touillette

Ma touillette est un outil de sculpture dont l'extrémité est une palette qui me sert à doser le sable. J'en met deux doses par socle. J'ajoute ensuite un volume identique de colle blanche et un volume identique de peinture. Je mélange et je corrige avec un peu d'eau pour avoir la consistance de la gouache sans que ça adhère trop. Pour vous montrer ce qu'il ne faut pas faire, j'ai (très involontairement) foiré mon mélange en y mettant trop d'eau.

Comme je ne gâche rien, j'ai placé deux feuilles de papier absorbant dans le godet pour absorber l'excès d'eau. Ainsi on garde le sable, un peu de colle et la peinture. La photo suivante montre l'effet d'un mélange trop aqueux sur le socle : on n'arrive pas à "monter" la peinture et à travailler en épaisseur.

la photo suivante montre un mélange de la bonne consistance, un peu pâteux et bien noir.

Etape Trois : L'application

Le but du jeu va être de peindre le socle sans toucher à la figurine (quoique) et de fondre les éléments du socle entre eux et avec les pieds de la fugurine.

Une fois que c'est sec (compter 24h), vous pouvez sous-couchez l'ensemble du modèle sans souci et peindre la figurine et son socle.

Le rendu final

Le socle est peint avec du Noir PA, du Marron Choco PA, du Cam. Brun All. PA et du Terre PAG en dégradé dans le frais, la peinture est chargée en médium pour un rendu bien mat. Un brossage en Kaki PAG vient faire ressortir les arêtes des blocs de grappe et le sable de l'enduit. Le tour est ensuite peint au Cuir Cobra PAG en deux couches bien diluées.

dimanche 7 octobre 2012

Tutoriel aimantation de figurine

Si comme moi vous êtes économe et très occupé (ou fauché et fainéant), vous devriez trouver ce tutoriel intéressant. Imaginez donc que vous jouiez à Warhammer 40000 ou à n'importe quel jeu avec des profils pleins d'options et que vous vouliez tester toutes ces options toutes plus délirantes les unes que les autres sans devoir acheter 80 exemplaires de la même figurine. Comment faire ? Eh bien, c'est très simple, collez les pièces de votre figurine avec des aimants.

Pour une figurine, ici un capitaine Space Marine issu de la boîte d'Officier Space Marine (avec quelques bouts de l'Escouade de Commandement), il vous faudra quelques aimants Neodyme, du mastic (Green Stuff ou Tamiya Epoxy Putty), une perceuse à main, un X-Acto et une fraise droite de 2mm montée sur votre fidèle Dremel.


Pour mon exemple, j'ai choisi de pouvoir changer entre un dos classique et une paire de réacteurs dorsaux, deux têtes (la tête du champion de compagnie et une tête Corvus Mk VI), deux bras gauche et deux bras droit chacun pour des options d'armes différentes.


Chaque moitié de la jonction entre deux pièces recevra un aimant et il vous faudra un aimant par pièce. J'ai commencé à installer l'aimant dans le dos du torse qui en contiendra 5 au final car j'ai choisi d'aimanter la jonction jambes/torse (je suis un grand malade). Faites bien attention quand vous appairez les aimants. Ils doivent être dans le bon sens et s'attirer. Je ne vais pas me lancer dans un cours sur le magnétisme mais un aimant ayant deux pôles, un côté attire et l'autre repousse. J'ai une technique qui marche bien pour repérer les pôles : une fois le premier aimant de la jonction mis en place et scellé, je place le second aimant dessus. Cet aimant va naturellement s'orienter de manière à "adhérer" au premier aimant. Une fois que les deux aimants sont bien attachés, placez un point de couleur avec un feutre indélébile sur la face visible du second aimant. Cette face sera celle qui ira au fond du logement sur l'autre pièce de la jonction.


Une fois que vous avez le compte de vos pièces, qu'elles sont bien ébarbées et que vous avez vos petits aimants, vous allez commencer à creuser les logements des aimants. Les aimants doivent affleurer la surface de contact aussi supprimez toute excroissance d'assemblage et comblez les évidements d'assemblage avec du mastic.




Pour les jonctions planes, percez un trou au centre avec la perceuse à main puis agrandissez le trou avec la lame du X-Acto. Enfin, creusez le logement à la fraise droite à vitesse réduite pour un meilleur contrôle. N'allez pas trop profond sinon votre aimant n'affleurera plus. Essayez à blanc avec un aimant, il doit rentrer sans problème et affleurer la surface. Si votre logement est trop profond, comblez le avec une petite boule de mastic.


Allez-y jonction par jonction en testant l'assemblage à chaque fois. Faites attention si, comme moi, vous essayez de faire tenir plus de trois aimants dans une zone, collez-les bien car ils vont avoir tendance à s'attirer/se repousser et tous vos efforts seront potentiellement ruinés.

Au final, vous devriez pouvoir faire ça :
Moi, pour me détendre d'avoir manipulé plein de petites pièces, j'ai fait un peu n'importe quoi :

samedi 20 août 2011

We want a shrubbery ! (part 5)

Ici ce n'est pas encore la canicule mais la chaleur est forte et le vent absent. Un temps idéal pour préparer le feuillage des arbres. Le matériel est très simple. De la mousse à coussins en vrac. Une pince à épiler. Des bacs à glace vides. De la gouache jaune, bleue et rouge, une touillette, une cuiller à café et de l'essuie-tout. Bon, tout est sur la photo, là. Ah oui, il faudra pour cette phase là encore une cuisine et une maisonnée compréhensive voire absente.

Avec vos petites menottes et la pince à épiler, vous commencez par faire des miettes de mousse, de petites miettes. Alors, c'est lent et c'est agaçant surtout par cette chaleur. J'ai fini par passer tout ça au hachoir électrique. Je suis un bourrin et j'aime ça, oui.
Ensuite, mélangez bien la gouache avec la touillette et versez dans les bacs à glace pour faire les mélanges. J'avais besoin de deux teintes de vert (jetez un œil par la fenêtre, les feuilles c'est vert), un vert profond et un vert clair. Le vert profond c'est 2 parts de jaune pour 3 parts de bleu avec deux cuillers de rouge pour désaturer, le vert clair c'est jaune et bleu à 50/50 plus une cuiller de rouge. Touillez bien, ajoutez deux gouttes de produit vaisselle et un peu d'eau. Normalement, vous devez avoir un liquide qui a la consistance de la pâte à crêpes. Pour en être sûr, consultez le Breton le plus proche.
Ensuite, incorporez les miettes de mousse à la peinture et mélangez bien avec la cuiller pour que tous les bouts de mousse absorbent la peinture. Au besoin, ajoutez des bouts de mousse pour bien absorber tout le liquide. Mettez ensuite les bacs dehors au soleil.

Quand ça commence à sécher (vérifiez avec la peinture qui a accroché au bord), transférez le flocage dans une cagette dont vous aurez tapissé le fond avec de l'essuie-tout. Laissez ça au soleil, faites la vaisselle, rangez la cuisine et allez vous taper une mousse.

samedi 28 mai 2011

We want a shrubbery ! (part 4)

Au cours de ce court tutoriel, nous allons fixer les arbres sur leur socle. Pour cela, nous allons préparer un autre fluide non-newtonien, la bouillie magique (traduction approchée du magic slurry).

Nous utiliserons:
  • du plâtre
  • du sable fin
  • de l'eau
  • de la colle PVA (colle à bois)
  • une bouteille d'eau en plastique
  • une "touillette" solide
  • de la gouache verte et noire

On coupe la bouteille en plastique à mi-hauteur en faisant attention à ses doigts. Et on y mélange dans cet ordre : deux mesures de sable fin, deux mesures de plâtre, une mesure de colle et une mesure d'eau. Et on touille. La touillette se doit d'être solide sinon elle casse à cause de la viscosité du mélange qui augmente quand on tourne (eh oui, c'est non-newtonien).

Si le mélange est trop fluide, on ajoute du plâtre (pas trop). Une fois que c'est bien épais, bien homogène et qu'il n'y a plus de grumeau, on teint dans la masse (une nouvelle technique) avec une grosse goutte de peinture noire pour 4 grosses gouttes de peinture verte (prendre de la gouache acrylique à pas cher) et on re-touille bien. Ayé, c'est prêt.

Avec une petite cuiller (ou un outil de sculpture), on dépose un peu de bouillie magique sur chacun des socles en carton et on étale bien jusqu'au bord. Inutile d'en mettre des tonnes. Une fois la couche bien étalée, on prend un arbre (ou deux) et on le place très lentement et très délicatement sur le socle, il va s'enfoncer naturellement par gravité, pas besoin d'appuyer comme un malade. On met de côté, ça va sécher tranquillement pendant une nuit. On répète pour chaque arbre.

Si vous avez des socles creux (type Warmachine), vous pouvez aussi les remplir avec ce mélange, pas de retrait à craindre, c'est conçu pour (c'est comme du mortier de maçon en fait).

L'idée de teinter dans la masse est une bonne idée car en cas de choc, au lieu de laisser une trace blanche disgracieuse, la partie exposée sera vert foncée et il n'y aura pas besoin de remettre de la peinture pour restaurer le décor. On peut aussi teinter dans la masse avec du marron le plâtre plastique qu'on coule sur l'armature des arbres ainsi que toutes les préparations semi-liquides pour les autres décors (collines, cratères, etc). Cette technique est, pour ma part, définitivement adoptée.

Voyons ce que ça donne en photo.





samedi 12 février 2011

We want a shrubbery ! (part 2)

"N'est pas mort ce qui à jamais dort et, au long des ères, peut mourir même la mort."

Comme les astres sont propices, je me réveille. Pour fêter ça, voici la seconde partie du tuto consacré à la fabrication d'arbres pour table de jeu.

Souvenez-vous, dans l'épisode précédent, les "arbres" en question n'étaient que des tortillons de fil de cuivre. La phase suivante du plan consiste à les "bétonner".

Pour ce faire, quelques ingrédients:
  • du plâtre
  • de la colle PVA (colle à bois blanche)
  • de la farine de blé
  • de l'eau
  • une baguette pour mélanger (dénommée co-après "touillette")
  • une bouteille d'eau en plastique de 1.5l
  • un cutter (ça coupe!)
  • une cuillère à soupe
  • des brucelles
  • une grande plaque de carton verni ou mieux de plastique
  • une famille compréhensive (ça aide)

Phase Un : négociez avec la famille compréhensive un créneau d'usage de la cuisine en promettant de tout nettoyer ensuite. Ceci est certainement la phase la plus délicate du plan.

Phase Deux : à l'aide du cutter, découpez le fond de la bouteille en plastique à une hauteur correspondant à la moitié d'icelle bouteille. Réservez.

Phase Trois : procédez au mélange proprement dit. Dans le fond de la bouteille, mélangez 6 cuillères à soupe de plâtre, 6 cuillère à soupe de colle PVA, 2 cuillères à soupe de farine et mouillez avec de l'eau à hauteur du mélange. A l'aide de la "touillette" et de vos muscles vifs, imprimez à ce mélange un mouvement tournant jusqu'à obtention d'une pâte homogène sans grumeaux. Voilà, si vous êtes arrivés là, bravo, vous possédez désormais les compétences pour faire de la pâtes à crêpe.

Phase Quatre : testez votre mélange. Il ne doit ni être trop liquide, ni trop pâteux. Nettoyez la "touillette", plongez là dans le mélange et sortez la promptement. Le mélange doit opposer une résistance et aucune goutte de doit tomber de la "touillette". Bravo, vous venez de confectionner un fluide non-newtonien.

Phase Cinq : au moyen des brucelles, plongez lentement chaque arbre dans le mélange en faisant en sorte que le mélange entoure bien le squelette de fil de cuivre. Retirez le aussi lentement et posez le le sur la plaque pour le séchage. Normalement, si le mélange est correct, il ne devrait pas goûter.

Phase Six : laissez sécher pendant 2 jours, nettoyez vos saletés dans la cuisine et allez vous boire une mousse, vous l'avez méritée :-)

En photo, ça donne ça :







Mise en peinture prévue pour Avril, Stay tuned!

lundi 31 janvier 2011

We want a shrubbery !

Aujourd'hui, un petit tuto sur la création de décor, une grande première ici (et pour moi aussi). Il s'agit de créer des arbres pour une table de jeu. Sans se ruiner (suivez mon regard) et sans pour autant se retrouver avec un bout de baguette surmonté d'un morceau d'éponge imbibé de peinture verte.

Nos minizarbres doivent avoir une armature comme n'importe quelle sculpture à cette échelle (le 25/28mm). J'ai choisi le fil de cuivre. Façonnable à la main, courant et, a priori inoffensif, c'est idéal. Pour mes tests, j'ai choisi du câble VHF/HiFi gainé en deux sections, 2.5 mm2 et 6 mm2. Ce produit comporte une gaine séparée en deux conducteurs, chacun renfermant un toron de quelques 30 fils de cuivre. Deux mètres de chaque pour une dizaine d'euros et le double de longueur utile.

Question outillage, très simple. Une pince d'électricien, un cutter, un couteau de modéliste et une règle.


A l'aide de la pince, coupez une longueur de câble de 10-12cm. Avec le cutter, séparez la gaine en deux. Attention aux doigts, les outils coupants coupent. Puis sur chaque moitié, pratiquez une incision sur 2-3cm à l'aide du couteau de modélisme. Sortez les fils de cuivre.


Incisez ensuite la gaine sur toute la longueur. Saisissez les fils et tirez doucement pour faire sortir le toron de fils de cuivre de sa gaine.


Ensuite commence la mise en forme de l'armature. A 2cm d'une extrémité, faites une torsade avec les fils, il s'agira de la base du tronc de l'arbre. Séparez l'extrémité courte en 3, 4 ou 5 torons à peu près égaux et torsadez les un par un pour faire les racines de l'arbre.


Séparez l'autre extrémité en 2 ou 3 ou 4 torons et torsadez les pour créer les branches maîtresses de la ramure de l'arbre. Ca doit donner quelque chose comme ça:


Séparez chaque "branche" en 2 ou 3 ramifications et répétez le processus jusqu'à vous retrouver avec 2 cm de fil aux extrémités comme vous pouvez le voir sur la photo suivante:


Repliez ensuite chaque extrémité sur elle-même, pincez et torsadez de façon à faire une petite boucle. Vous devriez obtenir quelque chose comme ça:


Voilà, l'armature est prête. La suite au prochain numéro. Le processus est assez rapide. En quelques heures ce week-end, j'ai tournicoté 24 arbres de tailles différentes.


Cette méthode et cet article m'ont été inspiré par un tutorial que vous pourrez trouver ici.

Mon avis est que, pour l'instant, la méthode est excellente et rapide par rapport au câble d'acier ou au câble de cuivre semi-rigide que j'avais utilisés jusque lors sans trop de succès. Je conseille quand même le câble de section 6mm2 pour avoir des arbres de taille raisonnable pour le 25/28mmm. En section 2.5mm2, malgré tous mes efforts, les arbres restent soit rabougris, soit trop élancés. A reconsidérer pour la prochaine étape, le bétonnage !

Stay tuned!