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vendredi 10 juillet 2015

Plaisirs en famille

Récemment, j’ai eu l’occasion de jouer à trois jeux :
  • Heroquest, le classique de Milton Bradley et Games Workshop des années 1990. La boite de base, simple et pleine de figurines délicieusement classiques et monoblocs. Pas de supplément mais pas de pièce manquante.
  • Black Market Warehouse, de Fire Squadron. Un petit jeu apéritif édité par une maison jeune et enthousiaste (et honnêtement bordélique) créée par un pote, Tracy Constantine (le gars qui a notamment dessiné des petites bandes dessinées pour le No Quarter à l’époque).
  • Angry Sheep de Iron Box Games. Un jeu de dés avec des petits moutons en plastique à l’esprit révolutionnaires.

Je vais parler de ces trois jeux parce qu’ils ont un point commun : je peux y jouer avec mes trois gamines de 14, 12 et 9 ans.

Cela fait quelques mois que je suis assidûment les groupes de discussions sur les jeux de plateaux et de société modernes et la plupart du temps, ce que je vois ce sont des parents qui jouent à leurs jeux et des enfants qui jouent aux leurs. Les produits passerelles sont légions, on le sait étant donné l’offre endémique des jeux de plateaux (plus d’un nouveau jeu par jour chaque année !!) mais beaucoup d’entre eux sont soit trop chers (Ticket to Ride est un excellent jeu de hasard mais dieu que la boite est chère pour un jeu qui existe depuis 20 ans…), soit trop bordéliques (Rampage) soit trop simples (King of Tokyo) pour avoir une grosse rejouabilité pour les seniors.

Rampage, le jeu de destruction avec un livre de règles (c) Absurd Nerd Blog.


C’est avec d’autant plus de surprises que j’ai apprécié jouer à ces jeux récemment.

Angry Sheep est un jeu de dés classique, un avatar du Yahtzee ou du Yams : on jette des dés, on doit faire des paires pour voler des moutons sur le champs au milieu où à ses adversaires. La mécanique est perturbée/accélérée par la présence d’un mouton noir, oui, le fameux Black Sheep de la 214, dont les effets de jeu, de la suppression de mouton en série à la défaite pure et simple si l’on finit la partie avec le mouton noir dans son pré.
Les logos sont simples et évidents, pas de lettres, pas de chiffres. 

Angry Sheep. Sheep Guevara met le boxon dans votre pâturage.

Je place le décor tout de suite à propos de mes filles : Elles n’aiment pas la difficulté dans un jeu et sont HYPER-compétitives. Ce jeu est donc l’occasion de jets de moutons en plastique (ils sont vraiment mignons) à travers la pièce et de cris de douleurs déchirants quand le mouton noir passe d’un pré à un autre. Mais c’est un jeu facile à sortir pendant que le rôti cuit dans el four ou que la pizza doit être livrée. Et c’est toujours drôle.

Black Market Warehouse est un autre jeu apéritif sympathique. Cette fois-ci, c’est un jeu de cartes. Chaque joueur doit remplir des contrats en piochant des cartes. On remplit le contrat en mettant le bon nombre de cartes dessus mais pour que ce contrat rapporte plus de points, il faut mettre les cartes exactes du contrat. On continue tant que tous les contrats n’ont pas été remplis.

Black market Warehouse. Trafic de pandas dans des entrepôts louches.

Le jeu a une dynamique très très simple. On pioche, on place, on remplit un contrat, on jette le surplus. L’ambiance est hyper sympathique, les contrats sont représentés par des entreprises toutes plus illégitimes les unes que les autres avec des noms du genre “Blanchiment et associés”, “Nounefezonpadetrafic Inc”, les autres cartes sont illustrées de tous les clichés les plus marquants des objets susceptibles de trafic : pandas, débris d’OVNI, armes, fruits exotiques, tableaux. Enfin, certaines cartes sont des cartes d’interventions qui permettent d’introduire plus d’interaction entre les joueurs, que ce soit par la perte de cartes ou l’échange contrats.

Encore une fois, une mécanique simple, un jeu avec des interactions limitées qui permettent de limiter les ressentiments et les récriminations des enfants hyper-compétitifs. Le jeu s’installe en trois secondes et dure 15 minutes. Il est signalé pour 2 à 4 personnes mais il se joue facilement à 6 ou 8, il dure juste moins longtemps. Encore une fois, un jeu qui est basé sur le même genre de mécaniques que les 7 familles avec un petit bout de pouilleux et des maths très simples pour le score.

Enfin, Heroquest, le jeu que je ne devrais même plus avoir à présenter au lectorat de ce blog. Le Grand Ancien du jeu de plateau, sorti en 1989 aux USA et l’année d’après en France, est un modèle de simplicité et d’ambiance cheesy absolument délicieuse. Une bande de 4 aventuriers, un barbare, un elfe, un nain et un magicien doivent parcourir les sombres entrailles d’un donjon afin d’ouvrir des portes, tuer des monstres et piller les trésors. Le jeu est un vrai jeu des années 90. Simple, coloré, punitif. En effet les scénarii, au nombre de 14 dans le livre de base, sont très difficiles et requièrent une coopération sans faille entre les héros, ainsi qu’une gestion pointue des sorts à disposition des personnages ayant des compétences magiques, car il n’y a que 2 sorts de régénération et une paire d’objets pour faire revivre des personnages morts prématurément… Les monstres sont pléthore, les pièges multiples, les salles exigues et faciles à boucher. Il y a une vraie gestion du placement et des déplacements.

Le meilleur jeu des années 90 ? Oui, selon RPG Booster !

Tout cela se fait très rapidement et facilement. Le Maître du donjon devra se taper une bonne séance de lecture du livre de règle, assez riche mais les joueurs ont toutes les aides visuelles et graphiques possibles pour jouer rapidement sans se poser de question. Là aussi nous sommes en face d’un jeu des années 90 destiné au grand public : simple d’accès et avec tout le contenu de la boite utile, même le séparateur en carton comporte l’inventaire de la boutique pour équiper ses personnages ! Rien d’inutile ni de superflu.

J’y ai donc joué avec les gamines. Une réussite. Ce jeu est le meilleur point d’entrée vers le JdR pour les jeunes. Les jets de dés sont faciles, les caractéristiques simples, les fiches de personnages en version US bien plus intuitives que les versions FR (qui fumaient en rajoutant des détails inutiles). La première mission nous a pris deux bonnes heures à terminer mais toutes les salles ont été nettoyées de la vermine qui y rodait. Un personnage est mort et est revenu à la vie (cadeau du MD) et la gargouille s’est faites défoncée par un mage qui après n’avoir lancé AUCUN sort pendant toute la partie a décidé que lancer 5 dés d’attaques supplémentaires suffirait à faire un One Shot !!

Depuis j’ai ma grande qui veut tester D&D, ma moyenne qui écrit des contes sur les dragons et les vampires et la petite… Qui veut jouer aux moutons parce qu’elle aime crier “Viva la Revoluciòn !”

En commençant cet article, j’avais dans l’idée d’insulter les Kubenbois, mais les bons souvenirs générés par ces quelques parties m’ont permis d’être rempli d’amour et d’indulgence pour ces losers qui aiment faire de la comptabilité pour les maternelles.

Du coup, je n’insulterai pas les snobinards hipster du jeu de plateau qui regardent avec une condescendence teintée de mépris les joueurs de Uno ou de Monopoly parce que ces jeux ne sont pas aussi intéressant qu’un jeu de gestion comptable ennuyeuse comme Agricola ou Settlers of Catan, ou un jeu débilo-pipi-caca-prout comme Cards Against Humanity ou même un jeu de bluff pour neuneu comme Sheriff of Nottingham (bravo, les gars, vous avez inventé le pouilleux…).

CAH est au jeu de société ce que le porno animalier est au cinéma.

Bref, je ne dirai pas de mal des feignasses qui se sont mis au jeu de plateau parce que cela va plus vite à installer alors qu’ils ont besoin de 8 boîtes, et d’installer des tonnes de cartes, pions, jetons, plateaux modulables et parfois même… figurines pour commencer une partie dont la résolution dépend d’une pioche heureuse.

Non, plutôt, je me réjouirai de la dilution des crétins remplis de préjugés prétentieux dans la masse croissante des joueurs de ce genre de jeux qui prennent simplement du plaisir à jouer à tout, sans se demander si les règles sont bonnes mais plutôt s’ils aiment le jeu. Je suis vraiment heureux de voir que mes filles accèdent à la culture geek par les portes qu’elles choisissent, sans préjugés.

Un de mes amis a l’habitude de parler de l’âge d’or du Geek. Je pense que nous sommes plutôt à un âge de fer. Nous avons eu la chance d’être formé à la geekerie par nos ainés qui ont créé des choses comme Star Wars, Star Trek ou Indiana Jones et nous ne faisons que puiser à cette source notre inspiration ludique et imaginaire. Et ce n’est pas forcément plus mal. Il faudra juste nous débarrasser de la sale habitude de nous enfermer dans nos groupes sociaux prédéfinis et nous ouvrir à d’autres cultures et d’autres choix, arrêter de brandir notre geekerie et nous définir comme des humains avec des goûts ludiques variés mais toujours amusants. Ce n’est pas gagné.


mardi 30 juin 2015

[3D Sculpt] Making of Belit

Hey guys,

A looooong time ago, I promised I would start writing blogs in English. Well now is the time. A good friend of mine, Viktor Dragosani, is a brilliant 3D sculptor who was lucky enough to work on Conan, the Boardgame which was successfully Kickstarted recently by Monolith Board Games.

He wrote an article on how he worked on one of his masterpieces, Belit, one of the characters of the game and I asked him if I could share it.

Well, time to let the artist talk. Enjoy !

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The Making of Belit


First I will say what an honor it is working on such an epic project as Conan by Monolith. The amount of creative people involved is extraordinary and I have been humbled to work with this team.


Secondly, I really dread showing renders of my work because it creates a digital illusion! I will explain this illusion further, please keep reading if you are interested (if you are not I will share some pictures also).


Third, I rarely show work in progress images, but today is an exception that I hope will provide insight to my work process.


First we have an excellent illustration by Xavier Collette.
belit3.jpg
The first thing I have to do is translate a 2d image into a 3d model. 

What is beautiful in one may not work in the other. First she is striding forward yet her upper body is squared (great for illustrations, not so much for a miniature), so I know i have to take into account some shifting in the body on the miniature, mostly a slight twist to actually make it look like she is striding forward. Also I take note of where body parts must be enhanced, in this case here feet, hands, head, and yes, her breasts. Why must you do this, she looks perfect in the art? 

Because we are looking at her on a giant screen! So in the next image that is literally taken from my working file (you can see my cursor in the corner!) I have taken a ‘full size’ version and a reduced version to give a sense of scale (I measured tiny Belit to be about 36mm on my monitor, do the same if you want to see the difference).
5.pngAs you can see all the parts I enhanced now look accurate at 36mm. It is the illusion of 3D that you are being caught in! Beware!


So you say ‘no’ to the theory of 3D illusion do you still? Ok, more! When working with an illustration like Xavier has provided I try to stay very true to his proportions (yes, I know, you are thinking I have been drinking again because you have seen the Kickstarter update with your own eyes).


In the images below I take you into my work file again to see how I have used the illustration for near  exact matching proportions, the only difference is that I have not added the decoration covering her breasts and upper body which also must be enhanced to show on a miniature. The 2nd image is a transparent overlay, though difficult to see you should be able to make out the shadow of my sculpt matching the shapes of the illustration! If you look closely her breasts actually sit a bit lower than the actual illustration and are only slightly enhanced to compensate for scale because I wanted to maintain the feel of more athletic and less artificial.
flesh2.png

xray.png


As you can see there are a lot of factors that can make or break a model when sculpting digitally. Hopefully you have enjoyed an insight into my work process! Now you know why Conan disliked magic so much, it deceives you!


Thank you to all the backers of this project and all of the feedback on my work. Feel free to track me down on my Facebook page and say hello or see what I have been working on.

V. Drago

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Amis lecteurs Francophone, ce même article a été traduit dans la langue de Molière sur le blog Conan Chandelier.

jeudi 5 février 2015

Nouvelle année, nouvelle résolution.

Cela faisait un moment que nous avions délaissé ce blog. La vraie vie est une chienne et clairement, la fin 2014 a été l'ultimate bitch of doom.

Mais 2015 est déjà là et il est temps de faire des bilans, et de prendre de bonnes résolutions. Ma première bonne résolution sera d’écrire plus souvent sur le blog. Oui, je m’engage ici à écrire un article par mois. Rien d’excessif et je ne garantis pas des fleuves sans fin à chaque fois. Mais l’exercice est cathartique et donc intéressant. Et puis le rédac’ chef sera content, vu ce que je lui coûte en message d’insultes et de menaces.

Il y a quelques mois, j’exprimais mon ressenti(-ment) envers Kickstarter. Pour moi, une belle idée se transformait en gloubiboulga indigeste et finalement médiocre, que cet OVNI rédactionnel expose parfaitement.

Mais voilà, cela fait maintenant plusieurs années que Kickstarter a permis de voir fleurir des projets divers, et l’on peut commencer à avoir le recul suffisant sur cette pratique pour en analyser les conséquences. Ou le manque de conséquences ?

Car l’affirmation est souvent proclamée : “grace à KS, des jeux qui n’auraient jamais vu le jour peuvent exister”. Tout cela est généralement vrai et KS n’est pas l’ogre que certains pouvaient craindre. Il permet effectivement de créer des jeux encore jamais vu, à des éditeurs de publier leur premier produit avec un risque réduit et parfois de faire des rencontres ludiques originales.

Je ne suis pas ici pour faire l’article de Kickstarter et de ses multiples avatars. L’autre question souvent posée est : “N’est-ce pas un danger pour les boutiques ?” La question reste valable, les données étant conflictuelles, mais elle mérite d’être plus largement posée. Qu’est-ce que Kickstarter apporte réellement au marché du jeu ? Qu’est-ce que Kickstarter apporte à la communauté des joueurs ?

  1. Qui peut le plus peut le mieux ?

Il est incontestable que Kickstarter fait pulluler les projets ludiques. Je ne parle même pas des jeux vidéos. Ne s’en tenir qu’aux jeux de plateaux c’est déjà avoir la section de Kickstarter la plus remplie et la plus active de tout le site. Des jeux de cartes, de dés, des jeux de plateaux, de figurines, de rôle… Tout y est. Du familial, du hardcore, du kubenbois, de l’Améritrash. Et il faut bien le dire majoritairement de la merde (secouez une boîte de jeu façon Jean Pierre Coffe en lisant cela).

Parce que oui, vous trouverez de tout sur Kickstarter, mais rien ne garantit la qualité d’un projet. Entre la resucée nostalgique d’un jeu mort, les pompes éhontées mais-vraiment-plus-intense-que-l-original, les volumes 12 d’un jeu à succès (et on se demande encore pourquoi vu les bugs de conception) qui ne devrait même plus passer par KS, le jeu stratégico-ennuyeux qui croit être un jeu de plateau hardcore mais qui est un mauvais D&D4 softcore, le jeu apéro qui n’est rien d’autre que l’adaptation pseudogeek de la roulette russe, du crapouillot ou du 8 américain avec des chats moches et/ou des gros seins, vous aurez l’embarras du choix et surtout le choix de l’embarras.

Car oui, vous allez promouvoir des artistes balbutiants, vous allez soutenir des entreprises audacieusement débutantes, vous allez parier votre 13ème mois sur un projet plus ou moins vague et audacieusement marketé. Mais ce produit en vaut-il la peine ? Pire, ce produit mérite-t-il juste d’exister ?



Personne ne se réjouit de la multiplication des lapins et des rats. Diantre, il existe même des moyens de lutte contre ces proliférations de nuisible. Mais bizarrement, le geek est ravi de claquer l’argent des études de ses enfants dans des produits à l’intérêt vague ou aléatoire, couvrant leur “entassite” aiguë sous les excuses de soutien de l’économie, de concept “délirant” ou, comme Rafpark, sans même avoir une excuse…

Attention, je ne dis pas que l’on n’a plus rien inventé depuis le Monopoly ou Carcassonne ou Warmachine. Je dis juste que nouveau jeu ne veut pas dire jeu intéressant.
Et non seulement, la plate-forme surannée de Kickstarter ne permet pas de s’en prémunir, mais elle renforce même l’effet “wahoo!” au détriment de l’information fondamentale.

La qualité discutable de la plupart des jeux offerts dernièrement va de la figurine molle, la carte trop fine, la plateau avec un problème de colorimétrie au produit manquant parce qu’on a oublié de demander une licence à son titulaire. Je passerai de façon courtoise sur les délais fantaisistes de TOUS les Kickstarters, parce que le pauvre Geek qui claque l’argent de Mère-Grand est tout angoissé si l’on lui dit la triste vérité, dure et moche : “Nous ne savons pas, parce que nous sommes des charlots”.

Ce problème de qualité est connexe à un autre : celui de la durabilité des jeux offerts. Et de leur durée de vie sur un marché déjà saturé.


II. Exister c’est bien, en dur c’est mieux.

Votre jeu est financé. Vous le produisez et le livrez à tous vos backers, en temps et en heure (lol). Bien. Et la suite ? La suite c’est simplement de voir votre jeu favori sur les étagères de votre boutique préférée.

Là encore, Kickstarter ne vous aidera que d’une seule façon : si vous avez suffisamment de succès, vous aurez un argument pour convaincre un distributeur plus ou moins fainéant et parvenu de vous prendre dans son catalogue indigeste et sans cohérence.

Mais là, on parle de jeux qui ont fait plusieurs centaines de milliers de dollars, allez, arrêtons la blague, plus d’un demi million. En dessous, votre jeu voit ses chances d’être pris d’office réduites à néant. Et le petit éditeur qui a encore sous-évalué ses prix pour paraître plus attractif aux vautours insatisfaits qui trollent les projets Kickstarter parce qu’ils veulent entasser à vil prix se retrouve une nouvelle fois dépourvu de ressources pour se permettre une campagne de conquête de marchés. Et dans un contexte hyper-compétitif, aller chercher tous les principaux distributeurs qui ne sont pas venus à vous, cela part déjà très mal.

Et ensuite, qu’est-ce qui va assurer la longévité de votre jeu sur les étagères poussiéreuses de votre LGS préféré ?


III. Extension du domaine de la lutte.

Vous avez votre nouveau presse-livre déguisé en jeu de plateau révolutionnaire. Maintenant qu’en faire ? Vous voulez y jouer ? Vraiment ? Cool. J’espère que votre groupe habituel aussi. Parce que grâce à votre Kickstarter favori, vous avez permis à un tiers de constituer un fichier client avec vos informations personnelles et il vous remercie. Vous avez aussi permis à votre groupe de joueurs (si vous en avez un, vous seriez surpris de voir le nombre de joueurs solitaires) de tromper l’ennui de vos précédentes acquisitions en essayant un nouveau jeu “révolutionnaire complexe mais pas compliqué au gameplay hasardeux, aux règles confuses et rédigées sans talent et au matériel pléthorique et mal rangé dans la boite.

Mais à quel moment avez-vous créé de nouveaux joueurs ? A quel moment ce nouveau produit s’est-il préoccupé de constituer une base de joueurs nouvelle ? Comment pensez-vous que ce nouveau jeu va trouver un nouveau public maintenant que vous l’avez financé grassement ? Certes, les grosses machines s’en sortiront toujours. après tout, KS n’est qu’une prévente pour eux. Mais les petits éditeurs ? Ceux qui ont ce produit nouveau qui est désespérément en recherche de communauté pour s’épanouir et survivre dans ce marché noyé par les monceaux de nouveaux produits ?

Je ne vous jette pas la pierre, vous, joueurs, vouliez votre jeu avec un rabais (parce que KS ne fonctionne que grâce à cet artifice commercial) et avant tout le monde (là, c’est souvent raté). Mais vous, l’éditeur, qui justement, ne voyez pas plus loin que le bout de votre nez avez oublié que le financement de votre jeu c’est aussi le financement de la construction de sa communauté de joueurs. Parce que faire un jeu de merde c’est bien, mais si vous n’avez pas des joueurs de merde pour y jouer, vous êtes aussi inutiles que vous êtes infatués à propos de votre pépite financée par la foule ankylosée qui vous a permis de réunir les trois cacahuètes que vous appelez un succès.

De fait, quand je regarde un Kickstarter, je suis moins impressionné par un montant affolant de monnaie avec 6 zéros que par un nombre de backers à 4+ chiffres. Cela ne crée pas de joueurs, mais au moins vous avez un vrai indicateur de ce que votre jeu peut faire une fois jeté dans les rues sombres et moites des clubs de jeu.


La prochaine fois, je vous parlerai d'un autre truc qui me donne des gaz. Et vous, où pledgez-vous ?


lundi 22 septembre 2014

Les Jeux de l'Eté

Si cet article paraît après le festival Orléans Joue ce n'est pas une étourderie de ma part mais bien une décision mûrement réfléchie de la PSuLO, la Police Secrète Ludique Orléanaise, dont je suis le chef auto-désigné et qui n'a pas voulu avantager un éditeur par rapport à un autre.

Quand on va en Bretagne et qu'on n'aime pas la plage, faut bien passer le temps. Outre quelques bouquins sur la Seconde Guerre Mondiale, j'avais emporté quelques jeux que l'on a plus ou moins testés en famille.

Les Bâtisseurs Moyen-Age

Un jeu de Fred Henry auquel on doit déjà Timeline. Plus de 30 parties et je ne m'en lasse toujours pas. Le principe ? Des cartes de deux types : des bâtiments à construire et des ouvriers. Les bâtiments exigent des ressources (pierre, bois, savoir, tuiles) et les ouvriers en produisent. Le but du jeu ? Posséder le plus de points à la fin du jeu en ayant logiquement construit plus de bâtiments ou les plus prestigieux. Ce jeu a l'air d'être un jeu de bouibouiteur mais il n'en est rien. S'il n'y a pas d'interaction formelle entre les joueurs, les actions d'un joueur ont un impact sur le tableau de sélection des cartes. Ainsi, vous pourrez ruiner la stratégie d'un joueur si vous devinez quels ouvriers l'intéressent et les lui piquer avant son tour. Et vous aussi vous pourrez être victime de ces effets. On aime bien l'effet accélération ou désespoir sur les derniers tours de jeu. On nous dit dans l'oreillette que c'est un jeu de chattard, on répond qu'on s'en fout vu qu'on a de la moule. Fred Henry nous a fait le plaisir d'honorer de sa présence le festival Orléans Joue, dommage que je n'avais pas mon exemplaire pour une dédicace.

Innovation

Découvert par hasard l'année dernière, nous l'avions testé avec Arsenus mais je n'avais pas fait d'article. Innovation est un jeu de boardbuilding avec des cartes. Par boardbuilding, on entend la construction graduelle d'une position de jeu. A Innovation les cartes sont divisées en 5 couleurs qui représentent chacune un domaine d'innovation et en 10 périodes historiques allant du néolithique à l'époque contemporaine (l'âge numérique). Chaque carte possède des pouvoirs qui agissent sur le jeu et permettent aux joueurs de bâtir leur influence afin de dominer les périodes (et gagner), de dominer les domaines (et gagner) ou de ruiner l'adversaire en attaquant sa main, son influence ou son board (et le ralentir, puis gagner). Bref, c'est un jeu de fouine et d'opportuniste. Je préfère y jouer à deux car c'est plus tactique qu'à trois ou quatre où, dans ce cas, la partie devient un joyeux merdier. Le set-up :

Sinon, testé pour vous avec de la poire :

Summoner Wars

Je suis un peu déçu par ce jeu. Chaque joueur construit un paquet de cartes (à partir d'un stock donné, ce n'est pas un JCC) et affronte son adversaire sur une nappe de pique-nique comportant des cases de déplacement. A son tour, un joueur complète sa main, invoque des unités s'il a des points de magie, joue des cartes événement, déplace ses troupes, lance ses troupes à l'attaque puis passe la main. Le truc du jeu ? Les points de magie sont les cartes des bestioles de l'adversaire que vous tuez ou les cartes que vous décidez de défausser à la fin de votre tour. Pourquoi ça me déçoit ? Les cartes des factions sont peu variées, la mécanique du jeu est simpliste. Bon, si vous n'avez rien de mieux à faire pour l'apéro. Ma nièce et moi, on a utilisé le tapis pour jouer à Wazabi.

La Nuit du Grand Poulpe

Le jeu de mes copains ! Bon, qu'en dire. Ça tourne toujours très bien à 3 ou à 4. A 2, c'est chiant, on converge vers un équilibre de Nash à chaque fois. J'ai pu le tester avec des profanes complets dont la culture ludique se limitait à Cluedo et la Bonne Paye et ils adorent. Les joueurs plus expérimentés et les professionnels sont plus réservés. Ils aiment le jeu une fois qu'ils le découvrent mais s'attendent, à la vue de la taille de la boîte, à un jeu plus étoffé. Laissons-leur l'originalité assumée (irony inside) de leur opinion, nous on aime et c'est le principal ! C'est vrai que, du coup, la boîte de la Nuit du Grand Poulpe était la plus massive de mon sac de jeu, dépassant de peu celle de Time Masters.

Time Masters

J'ai gardé le meilleur pour la fin. Quand on me connaît et qu'on connaît un peu ce jeu, on se dit qu'il ne va pas être objectif, qu'il aime les jeux de cartes, qu'il aime le deckbuilding et qu'un jeu avec des sorts et des magiciens ne peut que lui plaire. Tout cela est très vrai mais, objectivement, Time Masters est un bon jeu dans les mécanismes vont dans le sens d'un meilleur gameplay. Je me laisse le temps d'une plongée plus profonde dans ce jeu, d'autant que Seb et Nico de Mushroom Games, rencontrés sur le festival Orléans Joue m'ont laissées quelques infos qui augurent du bon, digne d'être le sujet d'un futur article intégralement consacré à ce jeu.

jeudi 19 septembre 2013

Kemet, le rangeage de la boîte

J'ai acheté Kemet chez mon nouveau dealer. J'ai suivi en cela les recommandations de l'article de présentation du jeu publié dans le dernier Ravage qui dit tout le bien qu'il pense de ce jeu de stratégie avec figurines situés dans le passé mythique de l'Egypte (Kemet en langue égyptienne).

Dans ce jeu, chaque joueur incarne un Goa'uld dieu égyptien qui va tenter d'écraser ses petits copains en leur faisant la guerre, en accaparant les sources de mana divine et en développant ses propres pouvoirs.

Kemet a déjà fait l'objet d'une abondante littérature. Il a une fiche complète chez le Barbu-à-Vélo et Monsieur Yahndrev lui a consacré trois vidéo-règles d'excellente facture comme d'habitude.

Ici, je vais vous parler du contenu de la boîte qui pour un prix public de 49€ fournit un matériel pléthorique, de bonne qualité et richement illustré. Typiquement Matagot et on en redemande. Quelques photos valant mieux qu'un long discours, c'est parti pour l'OpenZeBox !


Jamais vu une telle concentration de matos depuis Dune et Full Metal Planet !


Des sachets pour les figurines et les petits jetons sont prévus, ils pensent aux joueurs qui voyagent chez Matagot.


Des figurines de monstres en résine patinée et l'ensemble des points en carton épais.


Il y a aussi des cartes


Les troupes de base, en plastique. Chaque dieu a ses troupes propres par couleurs. C'est du 15-20mm, ça devrait être peignable.


Le Scorpion, un créature qui fait très mal dans le jeu.


Le Prêtre-Momie


Le Sphinx


Réorganisation du contenu des sachets. On peut voir qu'il y a aussi des dés mais on ne les lance pas vu qu'il s'agit des Pyramides !


Tout est rentré, il y a encore de la place et je vais prévoir des boîtes en carton pour compartimenter l'intérieur de la boîte.


Ms. Fan Service.


Merci d'avoir suivi cet OpenZeBox !

lundi 5 novembre 2012

Mythic Battles et Völuspá

Pour ce premier billet de la Saison Sombre, je vous propose un compte-rendu de partie de deux jeux ayant comme thème commun la mythologie.

Mythic Battles

Mythic Battles est un jeu d'escarmouche sans figurines traitant de l'affrontement millénaire entre la Lumière et les Ténèbres sur fond de mythologie grecque. Lors d'une partie d'initiation à Orléans Wargames, Moffom et moi jouâmes le tutoriel qui se résumait à détruire un certain nombre d'unités adverses. Le jeu se joue avec des pions cartonnés sur un terrain à cases carrées. La partie étant le tutoriel des règles, nous n'avons appliqué que les règles de bases. J'incarnais les forces d'Athéna et Moffom lui avait sous son contrôle les sombres séides d'Hadès. La mécanique est simple mais originale. Je passe sur le déploiement et le mouvement pour aller directement à l'activation qui se fait à tour de rôle en jouant les cartes de sa main. Chaque carte correspond à une unité. Ce qui fait l'intérêt du jeu est que la main n'est constituée que d'une partie des cartes du paquet et que donc, il est possible que certaines unités ne puisse être activées ce tour-ci. Cerise sur le gâteau, on ne peut pas remplir sa main tant qu'elle n'est pas vide ce qui impose de faire des choix cornéliens quant aux unités à activer.

La résolution des combats est aussi très intéressante. On dispose de dés dont une face vaut 0, le maximum étant 5. On jette autant de dés que la caractéristique Combat de l'attaquant. Les zéros sont défaussés et seuls comptent les cinq. Que faire du reste ? Eh bien, si j'ai un 4 et un 2, je peux défausser le 2 et ajouter 1 à mon 4 pour en faire un 5. L'idée, à ce stade, est d'avoir un maximum de 5. Chaque 5 permet une relance dont le résultat s'ajoute à 5 pour un total entre 5 et 10 qui autorise de toucher les adversaires dotés d'une défense de 6 ou plus.

Mais ce qui constitue selon moi la réelle innovation du jeu ce sont les cartes de profil. Chaque soldat dispose d'autant de cartes qu'il a de points de vie et les cartes sont numérotées selon les point de vie, de 1 à beaucoup si j'ai bien compris. A chaque blessure, on enlève une carte et, hop, les caractéristiques du profil changent, souvent en moins mais parfois en plus. Ce système rend le jeu fluide en évitant la comptabilité intense.

Au final, le jeu surprend et le thème est très sympathique. Le seul reproche est le faible contraste des pions qui rend difficile l'identification des unités sur le plateau. Pour 35€, on a quand même un jeu d'escarmouche qui fonctionne bien et des tas de profils qui permettent de se constituer des armées variées et d'essayer différentes stratégies. A noter que les règles sont téléchargeables gratuitement. Et nos excellents confrères de Tric-Trac ont produit une très bonne fiche sur Mythic Battles. En résumé, si vous aimez la mythologie grecque, les Spartiates bodybuildées et les prêtresses d'Athéna bien balancées, si vous n'aimez pas peindre et que vous êtes un casual wargamer, foncez !

Völuspá

Que serait ce blog sans la dose régulière de cuistrerie de son auteur ? Le nom de ce jeu m'a interpelé lorsque j'y ai joué à Ludis Factory Samedi dernier en compagnie de Monsieur Seb et de Monsieur JiPé. Völuspá est le poème de l'Edda Poétique qui raconte la prophétie du Ragnarökk. Autant dire que le ton est donné : on est chez les Vikings !!! Si vous ne me croyez pas, l'image d'Odinn qui orne la boîte de jeu vous assurera que c'est bien le cas.

Dans ce jeu, chaque joueur essaie de marquer des points en posant des tuiles à l'effigie de personnages de la mythologie scandinave. Chaque personnage possède une valeur de Force indiquée sur la tuile et si cette Force est la plus haute de la ligne ou de la colonne, le joueur capture cette ligne/colonne marque autant de points que de tuiles présentes dans la ligne/colonne. Jusque là, rien de très exceptionnel. Maintenant si je vous dis que chaque tuile a des pouvoirs spéciaux, ça vous intéresse ?

Hormis Odinn et Thor dont les Forces respectives de 8 et 7 ne leur octroient que le pouvoir d'être des gros steaks, les tuiles de 6 à 1 ont chacune une particularité croquignolette. Revue de détail.

  • Le Troll (6) interdit de placer des tuiles adjacentes à lui. Il pue !
  • Le Dragon (5) (Nidhögg très certainement) il peut se placer sur une autre tuile, pas mal pour annuler un steak genre Odinn.
  • Le Fils de Fenrir, c'est un loup, il chasse en meute. Sa Force de 4 est multipliée par le nombre de Loups de la travée lui-même inclus.
  • Skadi (3), la demi-géante, déesse de la chasse et de l'hiver capture des tuiles en les faisant remonter dans la main du joueur qui la joue, Troll et Ases compris.
  • La Valkyrie (2) capture une travée si une autre Valkyrie est à l'autre bout.
  • Loki (1), le dieu de la Malice semble faible mais il annule la Force de toutes les tuiles qui lui sont adjacentes.

Le jeu est très plaisant et propice à des retournements de situation amusants. Avec des joueurs un peu au fait de la mythologie des anciens Nordiques, ça peut d'ailleurs donner lieu à des narrations intéressantes. Le jeu est édité chez White Goblin et coûte 30€. C'est assez cher selon moi pour un jeu de dominos à thème mais le matériel est de qualité, en carton rigide et bien très bien illustré. Pour la fiche technique, ne nous privons pas des ressources locales et allons chez Tric-Trac.

vendredi 21 septembre 2012

Zombicide le rangeage de le boîte

Après mes premières parties de Zombicide, j'ai remarqué qu'après le rangement, les cartes avaient tendance à se barrer un peu n'importe où et que les boîtes en carton prenaient de la place sans compter que le pack Abomination était toujours sur une étagère du studio. Il fallait donc se fâcher pour tout ranger au même endroit afin de transporter le tout dans Orléans et en Bretagne avec la contrainte de penser qu'un jour, oui, un jour, ces figurines seront peintes. Hors de question, donc, de laisser tout ce petit monde se ballader derechef en vrac dans la grosse boîte en carton. La solution ? Elémentaire, cher Docteur Cooper. Avec 3 sachets ziplocks prélevés de ma boîte à rabiot, ce fut chose faite en 10 minutes. En exclu, le photoreportage du rangeage de la boîte de Zombicide.

On commence par séparer les cartes Z des cartes équipement sans oublier d'inclure les cartes supplémentaires du pack Abo. On place les cartes Wounded! où l'on veut. Chaque paquet va ensuite dans son sachet. Les petits marqueurs de progression en carton qui ne servent pour l'instant à rien sont placés dans le sachet des marqueurs en plastique qui, eux, servent. On place les tuiles dans le fond de la boîte et on ajoute les voitures, les sachets de cartes et de dés. Fin de la phase Une.

Phase Deux. On place le reste des marqueurs dans un sachet plus grand que l'on place dans un coin de la boîte. On ajoute les trois plaques de Z, les deux de la boîte plus celle du pack. Réservez au frais, le Z faut que ça sente la charogne mais pas trop.

Ajoutez les trois survivants promo : Sheldon, McLane et Machete. Il faut avoir gardé les boîtes thermoformées, c'est important. Fin de la phase Trois.

Phase Quatre. Emboîtez au dessus des survivants promo la boîte des survivants de base. C'est magique, tout s'emboîte à la perfection. Dans le coin, placez la boîte de l'Abomination du pack éponyme.

Ajoutez ensuite les cartes des survivants que vous aurez eu soin de munir de leur petit curseur en plastique. Assaisonnez de quelques pages de règles et vous pouvez servir.

samedi 8 septembre 2012

Le OpenZeBox de Zombicide

Ca y est ! Je suis allé chercher mon colis de chez CoolMiniOrNot au bureau de poste du village voisin. Le postier a du me prendre pour un taré car je me suis exclamé "Yes!" en regardant le nom de l'expéditeur sur le bordereau.


De retour dans mon antre et c'était parti pour un OpenZeBox fébrile.

Le colis avec son joli bordereau. La personne de chez CMON qui s'occupe des expés s'appelle Marbella Doust, c'est sûrement un pseudo.


Ouverture du carton. Chouette ! Des chips. C'est justement l'heure de l'apéro. Non, sérieux, au dessus il y a le T-Shirt tout rouge. Comme moi, je connais un peu les tailles US, je l'ai pris en L car le M que je mets d'habitude aurait été un peu juste. En pure fashionista, la première chose que je fais est d'essayer le T-Shirt qui me va donc comme un gant bien qu'un peu long.

ZeTopOfZeBox


La litho a un de ses coins légèrement corné, rien qui ne soit réparable. Le reste est parfaitement emballé donc rien à déplorer. En regardant la photo ci-dessous, on peut juste s'inquiéter du niveau de grammaire des Chinois mais on me glisse dans l'oreillette qu'ils n'ont pas participé à la conception du livret de règles.

Yet, I've tell they for not mading mistakes


Comme beaucoup d'autres souscripteurs de l'offre Kickstarter, j'avais réservé une offre Abomination. Le matos supplémentaire est dans le carton à part sur lequel est écrit fort judicieusement Abomination Pack. Sont forts ces Chinois.

Dans le pack, un gros zombi qui fait peur (l'Abomination), un set de cartes supplémentaires, deux sets de dés (paraît qu'y brillent dans le noir), des plateaux vierges supplémentaires et 3 survivants inédits et surtout, ce qui m'a fait acheter ce pack, plein de zombis supplémentaires qui, même s'ils serviront à Zombicide, me permettront de concevoir des parties de Golgo et de All Things Zombie d'anthologie !

Tout le dedans de la boîte sur une photo.