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mardi 28 avril 2015

De la polémique autour de l'affiche du FIJ de Cannes

Si vous avez manqué le début...

Les personnes qui organisent le Festival International du Jeu de Cannes (le FIJ pour les connaisseurs) ont dévoilé au public l'affiche de la prochaine édition de l'événement qui aura lieu en 2016. Quoi de plus banal, on y a droit tous les ans et ce festival est le plus renommé de France, tentant de faire jeu quasi égal avec Essen.

S'en est suivi un bad buzz important sur les rézosocios qui a désenflé durant le week-end suite à la publication d'une affiche légèrement remaniée.

N'ayant rien de mieux à dire sur ce blog en ce moment, je cède un peu à la facilité en donnant un avis à chaud sur cette histoire. Je vais certainement m'en mordre les doigts mais, bon, on ne fait pas d'omelettes sans casser d’œufs.

Une discontinuité dans les choix graphiques

Les affiches des éditions précédentes sont plutôt composées à la façon d'une couv' du magazine Tangente. Je ne suis pas fan du parti pris graphique mais l'identité de l'événement est lisible.

Edition 2012

Edition 2013

Edition 2014

Edition 2015

Tada !!!! Edition 2016

Pourquoi cette affiche fait polémique ?

Le code de couleurs, le trait et la symbolique forment un tout qu'il est possible d'interpréter d'une certaine façon quand notre grille de lecture est influencée par des choses comme le combat contre la discrimination des LGBT et contre les stéréotypes de genre. Pour faire court, des enfants, fille et garçon, du rose pour la fille, du bleu pour le garçon et des pièces de puzzle qui s'emboîtent.

Même sans avoir l'esprit particulièrement mal tourné, il y a quelque chose qui se dégage de cette affiche et que les affiches des éditions précédentes ne dégagent pas. Une impression de déjà-vu.

Mais oui, ce sont les codes couleurs de La Manif' pour Tous !! (LMPT)

Personnellement, je m'en fiche bien, tout le monde a le droit de s'exprimer même (et surtout) si on n'est pas d'accord. Mais, quand on organise un événement public, médiatisé et surtout, qui doit rester politiquement neutre (eh oui, le jeu c'est apolitique et, a priori, pas soumis aux diktats de genre, on y reviendra) on doit maîtriser sa communication. C'est comme ça. Nous vivons dans un monde de communication où l'information est relayée instantanément. Nous vivons dans un monde de l'immédiat où le temps long de l'analyse n'a plus cours. On se doit de réagir à chaud sur n'importe quel sujet, de donner son opinion, souvent péremptoire. Je déplore cette situation mais il est nécessaire d'en tenir compte.

Si on ne veut pas ou on ne peut pas, on ne communique plus, ou alors on colle des chatons, des jolies filles ou des beaux mecs. Mais même ça, c'est communiquer des signes, des symboles et du sens.

(oui, fan service pour tous aujourd'hui, on se fout du genre chez Sandchaser)

Ignorance ou choix délibéré ?

Concevoir une affiche n'est pas une chose simple. J'en avais réalisée une avec mes faibles moyens graphiques et ma fibre artistique de bulot. Et puis on a beaucoup parlé de celle d'Orléans Joue avant de la rendre publique.

Quand on fait une affiche on cherche à faire passer un message et l'illustrateur a toujours son propre style et son propre rapport aux symboles et au sens de ceux-ci, le sujet de cette intéressante disciple qu'est la sémiotique.

Il est possible que l'illustrateur du FIJ 2016 n'ait jamais entendu parler de la Manif' Pour Tous, des stéréotypes de genre.

Il est aussi possible qu'il ou elle soit un(e) gentil(le) naï(f|ve) qui illustrait des livres pour enfants dans les années 60.

Il est aussi possible que l'illustrateur ait fait passer son message politique par cette affiche.

Il est encore possible que le comité organisateur du FIJ 2016 ait été noyauté par des activistes de LMPT.

Soyons sérieux cinq minutes. Les réactions contre cette affiche viennent de personnes qui ont une grille de lecture sémiotique particulière. La plupart des gens n'y verront rien d'autre qu'une affiche pour un événement lambda plutôt sympa, pour le jeu et les enfants.

Parce que pour l'essentiel de la population, le jeu c'est futile, le jeu, c'est pour les enfants, les petites filles aiment le rose, les petits garçons, le bleu et les petits garçons sont destinés à devenir des grands garçons qui vont mettre leur zizi dans les petites filles devenues grandes.

Et je suis convaincu que l'illustrateur a cette grille de lecture.

Bof.

Moi je ne vois pas ça.

Je vois un assemblage sordidement banal de clichés de genre promus par la culture mainstream qui, en plus, tombent à côté de la plaque.

Parce que le jeu de société n'est pas, en règle générale, orienté vers un genre ou vers l'autre à la différence de beaucoup de jouets pour enfants (j'avais prévenu qu'on y reviendrait)

Five Tribes, Time's Up ou Zombicide ne sont pas graphiquement conçus ou markétés pour être plus attrayants pour un genre ou pour l'autre en fonction de prescriptions normatives. En revanche, regardez un catalogue d'une grande enseigne de jouets et vous y verrez qu'on vous prend pour des cons (et vos gamins aussi). Le problème n'est pas de savoir ce qu'un garçon pourrait faire d'un déguisement de princesse, le problème est de savoir pourquoi les déguisements de princesse existent en premier lieu.

Voilà où est mon problème avec cette affiche. Vous me direz que je chicane et que c'est moi qui ait un problème. Non, je n'ai pas de problème. Le problème c'est qu'on enferme les enfants et les adultes aussi dans des stéréotypes de genre et qu'ils en souffrent.

Rétropédalage ?

Après le tollé (mot français pour bad buzz) que l'affiche a engendré, l'organisation du FIJ en a proposé une seconde.

On change le code couleur (et évitant le rose, c'est encore la symbolique féminine qui en prend un coup là, c'est con, j'aime beaucoup le rose moi)

On rajoute des meeples (bah oui le meeple ça fait genre jeu coco)

On change un coeur en trèfle, certainement pour une sombre histoire de symbolique.

La partie saillante de la pièce de puzzle est tenue par le personnage féminin (encore une histoire de symbolique)

et voilà !!!

Bref, on patche en vitesse pour limiter la casse et faire taire le buzz.

Mais on garde les enfants. Qui n'ont encore rien demandé et qui se retrouvent encore pris en otage de querelles d'adultes.

Pour finir

Voici l'affiche du festival organisé par les Tables d'Olonne, une sympathique association de jeu vendéenne (personne n'est parfait) qui a fait appel à une illustratrice qui sait ce que les symboles signifient.

Comme quoi vaut toujours mieux avoir l'air marin qu'avoir l'air con.

Merci à Axelle Bouet de m'avoir autorisé à publier cette affiche en son nom. C'est elle l'illustratrice. Allez faire un tour chez elle, c'est magnifique.

mercredi 20 août 2014

Gen Con 2014 : Bilan épuisant

Ca y est la Gen Con est finie. 4 jours frénétiques de jeu et de commerce non-stop. Plus de 50k personnes par jour. Des centaines d’exposants. Des milliers de tables de jeu. Des files d’attentes interminables pour avoir les exclusivités où pour manger dans les restaurants décorés aux couleurs des geekeries du weekend.

Gen Con Day 1. Ouverture des portes imminente. Ce n'est même pas la plus grosse journée...


J’avais comme plan de tout tester, jouer pendant des nuits entières et revenir les bras chargés de cadeaux… Cela ne s’est pas passé comme prévu. Mais au moins j’ai des cadeaux.

Pour le jeu, c’est simple, je n’ai pas eu le temps. J’ai bossé tout le weekend.
Pour les démos, même si je n’ai pas pu tout tester, j’ai pu voir de jolies choses et d’autres… moins.

Prenons les dans l’ordre d’arrivée sur le stand, je commenterai les démos plus tard :

  • Privateer Press : Bon, rien à signaler. Je connais leurs produits (un petit peu). Le jeu d’invasion, mélange entre Risk, Pandémie et Horreur à Arkham a eu un franc succès. La figurine exclusive de l'elfette mutée dans son chaudron a duré très exactement 24 minutes le jeudi. Et ils avaient un programme d’échange de pin’s avec les équipiers qui était très, très rigolo : ils avaient des pin’s sur leurs badges, si l’on avait un pin’s qu’ils n’avaient pas, on pouvait l’échanger, sans considération de valeur ou de rareté. Plutôt sympa et rapide. L'Iron Arena (vous payez pour une journée illimitée de jeu et vous remportez des points par partie que vous échangez contre des cadeaux allant des dés au tshirt en passant par les médailles) et les tournois se sont enchainés tout le weekend aussi. Le dernier carré des gros bills est toujours le même, mais pas avec les mêmes armées, démontrant que ce jeu n'a pas de listes "cheatos" malgré les "hauts-cris" des "gloires" de quartier qui voudraient justifier leur incompétence par le déséquilibre de jeu.
Man o War grandeur nature. ©cityofbrass

  • FFG : Du monde partout, des démos de 4 heures, une file d’attente qui sortait du salon pour aller dans les coursives, FFG distribuant un petit jeu de cartes aux gens pour patienter. Pour le reste, XCom, c’est comme les autres jeux sous licence, long et d’un intérêt pas forcément renouvelable. Xwing partout, vraiment partout, Armada permettant d’en recoller une couche en format "Epic" (et donc un peu mieux) et l’annonce du Dungeon Crawler sous licence Star Wars aussi, rendant les fanboys tout fous…

  • Wyrd : un joli stand avec un gros robot porteur de whisky et une cabane qui abritait le stock et les caisses. Des tables de démos magnifiques mais paradoxalement peu occupées et un staff assez nonchalant qui avait quand même du mal à assurer le restock des étagères dont les produits partaient vitesse grand V. Gros succès de la Guilde et des Arcanists (quelle surprise !). La plupart des resculpts sont magnifiques et nettement mieux que les version métalliques.
Il y a un train, donc c'est bien. © Pea Darkvernon, 2014.


  • Infinity : ZOMGWTFBB ! La mauvaise organisation du weekend : Blindés le jeudi pour la figurine exclusive, le stand était tellement mort le reste du salon que j’ai eu du mal à les trouver à côté de Battlefoam. Angel Giraldez faisait des démonstrations de sa maestria au pinceau et de sa gentillesse. Deux misérables tables de démos, de qualité inégale (une superbe de forêt mais avec de graves manques de décors et une autre, urbaine surchargée (donc parfaite) aux décors… issus de la boite de base donc "meh". Et les figurines ont des problèmes d'échelles, même sur les nouvelles... C'est assez perturbant de voir qu'un même fusil est plus petit quand il est porté par une femme ou qu'un pilote de moto doit faire 1,20m pour monter sur une bécane bien trop petite pour être un gros cylindre. Du coup, la moto Aleph en édition Bootleg, elle faisait un peu petite fille sur la 103SP de son petit ami qu'elle "aime pour la vie et qu'elle épousera quand on lui aura enlevé son appareil dentaire pour pouvoir mettre la langue".
Le cosplay de la version cosplay d'une figurine spéciale d'Infinity pour la Gen Con. Inception, much ? 

  • Soda Pop Miniature/Hawk/Ninja Division : un gros stand, blindé de monde. Ils présentaient une variation sur leur jeu de base (le Dungeon Crawler chibi) ou les plateaux modulables sont remplacés par un tapis de jeu (façon tapis route) et les figurines sont vendues en blister individuels. Bah je le dis tout haut : CHAPEAU. Les plaques mobiles sur un Dungeon Crawler, c’est de la merde (lire avec la voix de jean Pierre Coffe en secouant une plaque mobile comme une tranche de jambon). Ca ne tient jamais, ça bouge, ça vole, c’est intransportable, injouable dans un café… Bref, c’est du matériel pour Geek sédentaire des années 90. le tapis, roulé précautionneusement et les figurines à l’achat volontaire et maîtrisé (même si plus cher au total pour les collectionneurs onanistes que nous sommes) est drôlement malin. J’ai donc aussi vu Hawk Wargame et leur epic-like qui subit une refonte massive avec le passage au plastique total (pas chinois) et des tables fort jolies. Les inévitables "boobs" de Marie Claude Bourbonnais étaient là aussi, dommage...

  • Mantic games était présents aussi avec un stand toujours aussi discret. Il leur faut un event manager, on se croirait à Salute avec leur stand de 10m2 et leurs tables de démos (toujours pleines). Le côté malin est qu’ils avaient délocalisé leurs démos aussi dans l’espace “jeu” et du coup, c’est là qu’ils ont conquis un maximum de monde. Sur le stand commercial, ils démontraient leur nouveau DC qui fait l'objet d'un kickstarter discutable, comme Rafpark nous le démontrera avant la fin de l'année. Pas d'image, parce que le stand ne le méritait pas.

  • Paizo avait un énorme stand à l’entrée avec une file d’attente longue comme un jour sans pain. Et grosso modo avait un produit exclusif pour justifier cette queue et c’est tout. Mais leur jeu de carte Pathfinder s'est très bien vendu.
Image trompeuse. la file d'attente allait bien plus loin.

  • Onyx Publishing (ceux qui ont repris la licence du WoD) étaient là aussi avec juste quelques livres de base pour Vampire et Mage et des romans sur un petit stand mal fait et posé dans l'entrée. Quand on sait le prix du mètre carré sur les stands de front, on se dit qu'ils feraient mieux d'économiser le coût et de publier plus de livres pour Hunter, the Vigil, leur seul bon jeu de rôle. ;)

  • Wizkids, je les ai raté. J'ai quand même pu voir une partie de Dungeons & Dragons Attack Wing... Autant je trouve le système approprié à Star Trek, autant "collé" sur D&D, c'est très artificiel. J'ai vraiment du mal à changer mon référentiel afin de permettre à des lanciers au sol de dégommer Tiamat en vol alors qu'il nous a fallu à mon groupe et à moi des heures d'XP pour y parvenir... Mais je ne suis pas objectif.

  • Cool Mini or Not présentait essentiellement des cosplays de vieux guerriers allemands souriants. Ah oui, ils montraient leur catalogue habituel. Confrontation Phoenix édition est bien bien enterré (même pas en démo cette année si j'ai bien tout vu) et Wrath of Kings était en démo et semblait plaire. Kaosball moins, malgré l'omniprésence de boobs partout sur les boîtes.




  • Palladium Books était là et présentait timidement Robotech. Et là on sent la détresse de l'amateur devant un KS qui a cartonné. Grosso modo ils se sont fait avoir dans les grandes largeurs par le manufacturier chinois. Non seulement ils ne peuvent pas livrer les backers mais sur le salon, ils n'avaient que les prototypes de grappes à montrer et ils ont passé le weekend à s'excuser pour le retard et la mauvaise qualité des produits. Ils sont en contact avec d'autres manufacturiers plus compétents et eux même devront apprendre de leurs erreurs. Je comprends le mécontentement des gens qui ont soutenu le projet, mais c'est un vrai cas d'école KS : Des amateurs débordés par leur succès. Et finalement, je préfère soutenir cela que des KS de prévente de produits forts, malgré le "risque" réel de ces projets.

L’espace jeu a servi aussi pour la deuxième année d’espace “privilégié” pour certains éditeurs qui ne voulaient pas être noyés dans la masse grouillante et suante des clients et préféraient la masse grouillante et suante des joueurs.

  • Dungeons & Dragons 5th edition était présenté dans cet espace avec l’habituelle muraille qui séparait les 90 tables de 8 joueurs du reste du salon et un “petit” stand de vente qui n’a pas arrêté du weekend. Pour la blague, le nouvel objet collector ce sont les derniers scénarios v4 qui étaient déjà v5 friendly… Tout le monde les cherche…

  • Konami, Harebrained Schemes présentaient aussi des produits plus ou moins hybrides de jeu et de jeu vidéo (support tablette etc…), c’était d’un intérêt variable. De ces derniers, je recommande néanmoins de prendre Shadowrun returns sur Steam ou itunes store. C’est brillamment fait et incroyablement fun.

Voilà pour les acteurs “majeurs” de l’industrie en ce moment (c’est à dire ceux qui avaient un stand qui aurait dû se voir rapidement). A côté de cela, les acteurs mineurs étaient aussi présents, complètement noyés dans la masse des produits dérivés d’à peu près tout, comme les dice rings, des anneaux qui vous permettent de réaliser vos lancers de D6 à D100 sur votre doigt, ou même de marquer les tours et les comptes de points, des petits éditeurs qui montent comme Iron Box Games qui présentait un PJC (petit jeu à la con) “Angry Sheep”, avec des lancers de dés pour récupérer des moutons, mélange entre les jeux de dés de Wizkids et le 421 très très très fun. Même ma femme riait et c’est très franchement un jeu à boire. ils présentaient aussi leur prochain KS : Skidmarks qui promet aussi d’être rigolo.
J’ai aussi testé les jeux de Greenbrier Games, qui font des jeux aussi variés que des jeux de dés avec des ninjas qui se lancent des flèches et les arrêtent à main nue et des jeux de zombies à grande échelle, entre Zombicide et Zombiiiiies…
Angry Sheep, les moutons sont bourrés et font la révolution !

Dans l'espace jeu, on pouvait assister à des campagnes de Wargame sur papier avec des plans de batailles de 4 mètres sur 3. Cela faisait rêver de voir des joueurs de 50 ans et plus démontrer que Custer était vraiment un abruti et que personne ne pouvait vraiment résister à Gengis Khan...
Les joueurs de cartes étaient bruyants et sales, comme d'habitude, la blague ultime étant le tournoi de My Little Pony, avec 90 joueurs sur 3 jours, pas une seule fille et personne en dessous de 25 ans (et personne de douché pendant 3 jours non plus, ça sentait le petit poney autant que cela y jouait).

Mis à part le stand colossal de D&D, pas de table notable de JdR. Les joueurs de Pathfinder jouaient un peu disséminés le soir.

Bref, la Gen Con, vous n’aviez pas le temps de vous ennuyer.

Et les tests, me direz-vous ? Comme je l’ai signalé, je n’en ai pas fait autant que je le souhaitais. Mais j’ai attentivement regardé certaines démonstrations et cela a confirmé certains de mes a priori.

Malifaux v2 : une version plus propre, moins brouillon sur le papier. Des règles "streamlinées", toujours aussi riches et complexes mais moins bordéliques et n'importe-quoi-t-esques. Toujours les atouts forts du jeu, le jeu de cartes au lieu des dés et des figurines qui ont pris des niveaux en terme de sculpture mais surtout de gravure, étant bien plus simples à monter et plus lisibles en version nue. Le jeu est toujours aussi tentant, même si la disparité de certaines factions est parfois un peu perturbante et qu'il reste des mécaniques un chouïa trop complexes.

Dark Age (v2 aussi depuis 2013) : le jeu a un univers d'un classicisme échevelé mais qui a le mérite d'exploiter simplement et habilement tous les grands traits du genre post-apo. Le fluff est abondant pour un jeu "jeune" grâce à une politique hyper agressive de sortie des livres tous les 6 mois (je salue d'avance le gars qui va se taper la traduction un jour...)
La gamme de figurine est variée. Dans le bon sens du terme, car les factions ont un bon assortiment de figurines et de genres. Dans le mauvais sens du terme car certaines anciennes figurines ont une sculpture approximative alors que les dernières productions sont des tueries de précision.
En terme de jeu, les points forts sont une escarmouche réelle et vive. On joue entre 3 et 10 figurines en format officiel de tournoi et c'est amplement suffisant pour avoir des combos rigolotes sans surcharger un jeu assez complexe. Les cartes sont un peu bordéliques et double face, ce qui empêche la commercialisation de deck protectors à l'effigie des factions, c'est tout naze. :)
Si on devait comparer, cela reprend tous les points forts de Warhammer 40k v2 (combat multiple, état d'alerte) en les adaptant à un format d'escarmouche nerveux ou les figurines circulent facilement, et ne sont pas collées au corps à corps comme à Confrontation par exemple, même si cela en reprend la liste un peu lourde de compétences diverses et variées.
Ce serait mon coup de coeur du salon, si j'avais un coeur. Et si toutes les figurines étaient de qualité égale... malheureusement, il y a une vieille génération de figurines hydrocéphales du même sculpteur qui sévit heureusement de moins en moins...
Pour le jeu organisé, il est à noter que les gens qui jouaient la finale à la GenCon étaient tous des invités de CMoN qui leur avait payé le billet d'avion après qu'ils aient remporté un tournoi de 25 personnes ou plus en boutique partenaire. C'est classe.

Infinity v2 (décidément, la nouvelle génération de jeux devient l'ancienne génération...) :
Bon, là, je ne suis pas objectif mais quel bordel... Les nouvelles règles sont tout aussi touffues qu'avant, il y a juste moins de bugs évidents (comme les grenades en v1.1) et moins de bugs de collision (avec le nerf de compétences comme l'infiltration qui arrête d'être complètement broken et de la perte de lieutenant qui résumait le jeu à "désol', confus', tu fais plus rien pendant que je te roule dessus). Les figurines sont hallucinantes de qualité et de détails vicieux pour peintres comme on les aime(qui a dit pas chers ????). Elles sont même tellement bien que les anciennes, qui étaient pourtant des références, font pitoyables à côté... Et surtout elles font vraiment 28mm maintenant et pas 25. Bref, tout est mieux, mais le jeu est toujours aussi touffu et ne peut pas être un deuxième jeu valable. Soit vous vous y mettez à fond, soit vous laisserez tomber car vous ne pourrez pas suivre un jeu qui promet de changer de profil avec chaque nouvelle sortie... Même la démo dure une heure...

Le reste de ma convention s'est déroulée en rendez-vous pro, qui me permettent d'anticiper un avenir bien occupé de la figurine et du boardgame.

Le bilan de cette Gen Con c'est tout d'abord plus de 56,000 personnes sur le salon, soit une augmentation de 14% depuis l'an dernier et de 100% depuis 2009. Des allées bien trop petites pour tout ce monde qui faisait que l'on était à touche-touche et que l'odeur du gamer le weekend était inévitable. J'ai brûlé la plupart de mes fringues en rentrant. Des hôtels impossibles à obtenir et bien trop chers en centre ville. De restaurants avec 1h30 d'attente et une cuisine digne de la côte d'azur en pleine saison estivale. Si vous voulez aller à la Gen Con, je vous recommande de vous y préparer sérieusement, tout peut vous faire perdre du temps comme chez Disney.

C'est aussi un succès pour les éditeurs mais pas une grande année. Entre les éditeurs qui ne présentent plus grand chose à la GenCon (comme PP et CMON) et ceux qui passent leur temps sur Kickstarter et donc n'ont rien de nouveau à montrer non plus (tous les autres et CMON aussi), ce salon redeviendrait presque une bonne excuse pour faire quelques emplettes de coups de coeurs et de gadgets mais surtout un salon pour jouer, jouer et encore jouer (et tester de nouveaux jeux)... Et l'an prochain, je JOUE !!!!


POST SCRIPTUM : J'ai oublié de parler de Games Workshop, qui était là avec un stand toujours aussi moche et petit. Le côté Forgeworld était blindé de monde et bordélique avec tous les cartons eventrés partout. Le côté GW institutionnel était toujours là. Mais, et là, accrochez vous à vos bretelles, ils avaient une table de DEMONSTRATIOOOOOOON !!! Oui, avec des figurines peintes et des décors et les gens pouvaient toucher et même essayer le jeu !!!! 2014, année du grand éveil pour GW !!!

lundi 10 mars 2014

C'est Lundi, c'est JFJ

Attention, billet long. Prenez vos précautions. Allez caguer avant.

Comme tous les ans depuis 3 ans, je fais mon pèlerinage annuel dans ce charmant chef-lieu de canton des Yvelines qu'est Sartrouville. Comme il faisait beau et que j'avais promis à l'Arsène de lui faire à bouffer le soir, j'ai pris la grosse voiture et j'ai musardé en route. 4 heures pour faire Orléans-Sartrouville par la vallée de Chevreuse et les bords de Seine. Faut dire que je me suis arrêté en route chez des amis. On est en week-end ou on ne l'est pas. Vu mon arrivée tardive, Coyote s'en était déjà reparti. Ça commençait mal, j'aurais bien aimé discuté avec mon vieux pote.

N'en mangez-pas, il y a des morceaux de Kubenboïste dedans ! Mangez des chouquettes !

Sartrouville, premier jour

Au chapitre des petites choses dérisoires dont j'aime parsemer mes billets, j'avais acheté des chouquettes (je n'aime pas venir les mains vides). Quelque chose me dit qu'elles ont fait des heureux sur le stand de Superlude où je les oubliai après avoir (re-)joué à la Nuit du Grand Poulpe.


Des chouquettes oui mais de la Maison La Vaudoire, à Sartrouville.

La Nuit du Grand Poulpe qui est un très bon jeu. Assurément. Même si on se fait mettre une boîte par 3 trois pré-ados. M'en fous, j'avais le Grimoire.

Citations d'Hommes Célèbres, vol. III
"Le Grimoire, c'est très surfait."
Antoine Davrou

Je visitai ensuite la convention rapidement, saluant au passage tous ceux que je connaissais. mais j'étais avant tout là pour prendre des contacts avec des professionnels pour le Festival Ludique Galactique d'Orléans, Orléans Joue et après une heure, j'avais décidé que je testerai Kolaps, Briskars et Furie. Malheureusement, je ne pus faire qu'une démo de Briskars brillamment menée par Manu, le concepteur du jeu.


La belle table de présentation de la nouvelle faction pour Briskars, les Thuléens.

Clairement, ce jeu n'est pas fait pour les subtils. Ca tombe bien puisque moi, même si j'essaye de donner le change en employant le passé simple, je ne suis pas un subtil. J'aime la tatanne. La grosse, qui fait gicler les dents. Le système de Briskars est à activation alternée. Les figurines ont des profils individuels et des points d'action. La mécanique de résolution se base sur des D10 explosifs (moi, j'aime aussi les trucs qui font boum !), c'est à dire, qu'en cas de critique (10, ou 9 ou 8), on relance le dé et on ajoute son résultat au score et on continue si ce résultat est également un critique. Ca permet de coller des tartes monumentales à la figurine d'en-face.


Le premier qui fe moque de mon acfent va fe prendre ma haffe dans fa queule !

La gamme de TGCM Créations, dans sa vitrine.

C'en fut tout pour le Samedi. J'avais une promesse à tenir et je suis homme de parole. Je m'en allai donc visiter ce monument de l'art boucher qu'est la Boucherie Limousine de Sartrouville qui, en plus d'offrir (enfin, de vendre, plus précisément) de la viande bovine de qualité supérieure, a l'heur de fermer ses portes fort tard, ce qui me convenait plutôt.

C'est lesté de six pavés d'un excellent rumsteak et de quelques tranches de fine poitrine fumée que je sonnais chez l'Arsène quelques kilomètres plus loin. Mise en place, cuisine, apéro, vin, repas, jeu, vaisselle. Je passe sur les détails mais nous nous régalâmes de pavés de boeuf poêlés façon brasserie accompagnés d'un écrasé de pommes de terre et d'un confit d'échalotes au vinaigre de Modène. Avec un Margaux 98, ça glisse tout seul. Ensuite, on a joué à Wazabi, ça aussi ça glisse tout seul. J'ai ensuite découvert Katana, que je connaissais pas. Un jeu de fouine avec des cartes, ma spécialité. La mécanique de jeu est simple, elle favorise le bluff, le guessing et l'aggression. J'ai gagné. En équipe (merci à Loquak et à la compagne de Tobias). Par deux fois. Forcément.

Sartrouville, deuxième jour

De bonne heure et de bonne humeur, Arsène et moi passâmes récupérer les deux compères d'icelui pour nous rendre à Sartrouville. Après une demi-heure d'une plaisante et forte instructive traversée du Bois d'Achères et de Maison-Lafitte, nous parvînmes bon an mal an au gymnase de la rue Carnot.

Vous voyez, les gars, il y a d'autres explications.

Je rencontrai enfin Raf et Nicolas Fuseau qui étaient arrivés ensemble. J'assistai à une démo de Furie entre Whispe et Loquak (je n'ai pas joué, je n'étais pas encore complètement réveillé), puis, le café aidant, je me dirigeai vers la table de démo de Kolaps où je rencontrai David et sa compagne.


дез гоьепиз совиетик поур фурн пе жеу

Whispe, en train de tatanner Loquak

Le champ de bataille avant la catastrophe.

Kolaps se joue sur un champ de bataille à hexagones. Je n'avais pas revu ça depuis Demonworld mais ça marche mieux en escarmouche (les hexagones sont plus gros) car cela donne du rythme à la partie quand on n'a qu'à compter des cases au lieu de mesurer. Je passe sur le fluff, David en parle beaucoup mieux que moi mais on sent que l'inspi vient de Resident Evil et ce n'est pas pour me déplaire. Le moteur d'activation est étrange au premier abord mais une fois le premier tour passé, on se prend à compter notre Combativité, à la gérer et à l'utiliser. La Combativité, à Kolaps, c'est un mélange de points d'action, de Qualité et de Mana. Ça sert à tout et c'est ça qui est bien. N'allez pas croire que ça rend le jeu simpliste, au contraire. IL y a d'autres caractéristiques et une foule de règles spéciales qui permettent de définir un profil de combattant. C'est clairement un jeu complexe même s'il apparaît simple et fluide une fois les règles maîtrisées. Je compte vous en dire plus dans un prochain billet. Avec David, on a vu un moyen d'améliorer l'ergonomie du jeu en utilisant des cartes individuelles et des jetons au lieu des listes de profils plastifiées et des marqueurs.


Les abominations OGM contre les Forces Pan-Européennes de Protection des Citoyens. Je jouais les affreux de gauche et David, ceux de droite.

JFJ, le bilan

J'ai acheté pour une quarantaine d'eurobrouzoufs de matos dont une Ombre pour Alkemy, les cartes de référence de la Triade de Jade, le livret de règles mis à jour, le livre Alkemy Genesis et Huit Minutes pour un Empire.

Je vais me remettre à Alkemy, en blitz, quitte à acheter le starter Aurlok pour fournir des figurines à un éventuel partenaire d'Orléans Wargames. Kolaps et Briskars me font de l'oeil mais je testerai d'abord les règles avec du proxy avant d'investir dans la gamme. Les Gobelins soviétiques de Whispe seront pour plus tard dès que ma montagne de marsouins aura baissé. Et puis ça me fait toujours autant suer de peindre en ce moment...

Au final, un très bon cru 2014 pour ces JFJ qui n'en finissent pas de me surprendre. A la différence de certaines conventions qui offrent toujours les mêmes choses d'année en année, l'équipe de la MJC de Sartrouville se renouvelle, propose de nouvelles animations et invite de nouveaux éditeurs de jeux innovants. C'est toujours un plaisir même si c'est trop court.

Voilà, vous pouvez reprendre une vie normale et aller aux toilettes.

jeudi 31 octobre 2013

Codex Space Marines, remarques finales (7/7)

Le dernier post de la série consacrée au Codex V6 des Marsouins. Vous pourrez d'ailleurs retrouver tous les articles sur ce thème en cliquant sur les liens suivants.

  1. Présentation générale
  2. Troupes et les Transports
  3. Personnages et QG
  4. Elites
  5. Attaque Rapide
  6. Soutien

Les unités à surveiller

Le maître de chapitre à moto, l'escouade de commandement à moto et les motos en général semblent très intéressants et mon impression est qu'il est possible de s'en servir comme concept de liste. Je ne crois pas cependant au tout-moto. Les unités mécanisées du style tactique en Rhino ou croisés en Landraider restent nécessaires et l'alliance des deux devrait permettre de faire des listes très manoeuvrantes qui tirent et frappent à la fois en venant de plusieurs directions.

Une autre chose que j'ai constatée c'est que les effets qui éliminent le couvert tendent à se multiplier entre l'auspex, les lances-flammes lourds, le Thunderfire et le Whirlwind. Il y a peut-être un autre concept de liste à travailler avec ça.

Les doctrines et les alliances pourront aussi permettre de découvrir des concepts de listes intéressants en alliant des Chapitres différents ensemble. Pour l'instant, les Iron Hands, les White Scars et, dans une moindre mesure la Ravenguard tirent bien leur épingle du jeu avec des doctrines apparemment puissantes. La qualité de vos listes se retrouvera dans l'équilibre entre choix de la doctrine et choix des unités.

Les Centurions, tricks and tips

Alors, en prendre ou pas ? Si on peut, à mon avis, laisser tomber les Centurions d'assaut sans trop de regret, les Centurions Devastators semblent trop bons pour passer complètement à côté. D'un autre côté, les Dreads resteront sur l'étagère avec cette version. Vous voyez où je veux en venir... Pour les bricoleurs, vous pouvez vous arranger pour trouver des Dreads d'occasion à vil prix et leur bricoler des canons à gravitons en prenant du bitz de Necrons ou d'Eldar. J'ai quelques idées comme ça que je compte peut-être mettre en pratique prochainement mais pour l'instant je vais mettre un peu le blog en sommeil pour cause de planning bien chargé. Une partie de ce planning concerne le jeu et je vous en reparlerai bientôt. D'ici là, je vous souhaite de passer une joyeuse fête de Samhain.

samedi 26 octobre 2013

Codex Space Marines, les choix de Soutien (6/7)

Dans cet avant-dernier article et en attendant une conclusion en fanfare, je vous propose de terminer l'analyse des profils des troupes et véhicules de Marsouins par la dernière entrée du Codex, le Soutien. Et là, il y a du lourd, du très lourd, au sens figuré et avec (mauvais) jeu de mots.

Je vais donc changer un peu la structure de mon analyse. Au lieu de prendre les entrées du Codex dans l'ordre, je vais faire deux tas. Ce qui ne change pas et ce qui est nouveau. Vous me voyez venir sans doute. Alors, suivez-moi, c'est parti !

Marines Devastators, Chars STC* classiques et Stormraven/Landraider

Ces unités n'ont subi qu'une très légère répartition de leur coût. Cela donne des devas beaucoup moins chers, des Predators au même prix, des Whirlwind tellement bradés qu'on pourrait en prendre deux et un Vindicator un poil plus cher.

Dans le cas des briques volantes et roulantes, on a à faire avec un copier-coller de l'ancien Codex et de Death Fron the Skies avec une pseudo justification fluffique sur la raison qu'ont eue les Marsouins d'intégrer la brique volante dans leur arsenal. A noter tout de même que toutes les bonnes raisons d'aligner un Stormraven lorsqu'on joue Blood Angels ne s'appliquent pas lorsqu'on joue des Marsouins vanille. Les Dreadnought ne servent plus à rien, il n'y a pas de Compagnie de la Mort, ni d'archiviste de haut niveau chez les Marsouins. Comme je l'ai dit dans un des premiers articles de cette série et comme je le rappellerai dans le dernier, la seule bonne raison de jouer un Stromraven s'appelle le Maître de Forge Iron Hands.

*Standard Template Construct : Châssis de Rhino standard.


Vous avez cru que j'avais oublié. Bande de petits pervers.

Canon Thunderfire


Crédits photo Bell of Lost Souls. Tous droits réservés.

Les pièces d'appui sont pas mal en V6 avec leur E7. Le Canon vient toujours avec son Techmarsouin qui peut toujours améliorer une ruine de la table pour vos Scouts (quoique qu'avec toutes les règles qui annulent le couvert, ça ne puisse pas servir à grand chose) mais le profil des munitions du Canon Thunderfire a changé. Légérement. En effet, cette arme est désormais une arme de barrage. De barrage multiple, même (une bonne raison pour réviser la règle). Il va falloir avoir un peu de chance au dé de déviation pour éviter le carnage si vous avez des troupes de l'avant. Ou alors réviser ses classiques et ne donner la charge qu'après avoir fait un barrage d'artillerie. Ce qui pourrait donner des listes assez inédites. Le principal reproche que je ferai au concepteur du Codex est que la munition souterraine du Thunderfire suivant les règles de tir de barrage touchera automatiquement le niveau supérieur d'une ruine au lieu de s'enfoncer dans le sol. Je ne suis pas un spécialiste des munitions d'artillerie mais une bombe capable de franchir quelques mètres de roches ne devrait pas se voir arrêtée par un mur branlant.

Centurions Devastators

Et on y arrive. Aux modèles qui ont fait couler des fleuves d'encre depuis leur sortie. Déjà, un grand bravo à GW pour avoir réussi à polariser la fanbase de fort belle manière. On vous savait forts, là, vous êtes champions. Un mot sur les profils. J'avais déjà causé des Centurions d'assaut dans l'article qui traitait des Elites. J'en ajoute une couche ici mais pour tempérer mon jugement.


Crédits photo Dave Taylor. Tous droits réservés.

Ces trucs moches ne sont pas si mal. Pour 190 points, vous avez 6 PV E5 Svg 2+ sans Invu qui balancent 18 tirs (9x F5 PA à 36'' et 9x F4 PA5 à 24'') relançables. Je ne compte pas l'effet tir rapide à dessein car il est fort peu probable que vous les fassiez bouger à moins que l'ennemi ne s'avance vers eux, dans ce cas, il s'agira de 27 tirs au total. Ce qui n'est finalement pas mal pour 190 points. En effet, une deva full BL avec Razorback vous coûtera 165 points pour 15 tirs dont 3 relançables. Il ne faut pas non plus de voiler la face, ces Centurions ne sont pas invincibles et une galette F8 PA2 ou des clozeux dopés les élimineront aussi sec. D'un autre côté, bien déployés et protégés, ils peuvent tenir 2 voire 3 tours et s'ils ont des cibles, ils feront des ravages.

La version avec canons à gravitons et ampli vous coûtera la bagatelle de 250 points pour une unité anti-élite capable de balancer 15 tirs PA 2 qui blessent du totor sur du 2+. Là, encore, c'est à celui qui ira le plus vite. méfiez-vous quand même des effets des armes à gravitons sur les blindés. Sur un 6, c'est une immo et 1 PC en moins et ce dé est relançable grâce à l'ampli. Sur 15 dés avec relance, obtenir quatre 6 c'est presque 30%.

AAA

Non, pas Andouillette d'Appellation Authentique. Armement Anti-Aérien. Il y a deux nouveaux chariots plus ou moins basés sur le STC. Ça a un blindage de Chimère, ça ne prend pas d'auto-stoppeurs et ce ne peut cibler que de l'aérien. Pas si gadget selon moi pour respectivement 75 et 70 points. Jugez plutôt.

Le Stalker possède un auto-canon anti-aérien qui peut doubler ses tirs en les partageant sur deux cibles mais en tirant à CT2 au lieu de CT4. Mouais. A utiliser contre les essaims de volants, des escadrons d'anti-grav ou des petits blindés volants. Ça peut être très bien contre tous les transports Eldar et Eldar noirs.

Le Hunter a un gros lance-missile qui a un profil de lance-plasma, tire une fois et dont le missile ne lâche pas sa proie. Avec un Fléau des Blindages, ça peut dégommer du Monolithe, de l'Arche et tout ce que ces sales Nécrons peuvent déployer.


Crédits photo Alessandro "Akh-Ra" Manilii. Tous droits réservés.

dimanche 20 octobre 2013

Codex Space Marines, l'Attaque Rapide (5/7)

On continue la revue des troupes du nouveau codex avec, cette semaine, les choix d'attaque rapide. Désolé pour l'absence totale d'originalité et la rareté des articles sur Sandchaser mais Greg et moi sommes occupés. Greg fait du hobby et a réalisé un excellent camouflage hivernal sur ses troupes Cygnar récemment acquises.


ah oui, du coup, c'est pas marron du tout, là

De mon côté, j'aimante des châssis et c'est ma joie.

Bon, les trucs qui vont vite chez les Marsouins. Ça ira vite, justement, car c'est la section qui a subi le moins de changements.

Escouade d'assaut

Ils ne servent toujours à rien, ont les mêmes options d'équipement mais deviennent un peu moins chers. A moins de jouer Ravenguard pour rentabiliser la règle spéciale du Chapitre, évitez les et préférez leur les vétérans d'assaut si vous voulez absolument jouer des troupes aéroportées vanille. Les fans absolus de l'assaut à fusées se reporteront plus utilement au codex Blood Angels et à la Compagnie de la Mort.

Landspeeder

Mon unité préférée. Des trucs rapides en papier mâché qui peuvent emporter une vaste sélection d'armes d'assaut. La bonne nouvelle est que leur équipement a vu son coût en points baisser. Le canon d'assaut étant quasiment incontournable en V6, on aurait tort de s'en priver.

Le Stormtalon

La petite brique volante fait son entrée dans le Codex. Bonne nouvelle pour les aviateurs en herbe qui avaient raté le WD et le supplément Death From the Skies. Les options d'armement de base en font un speeder amélioré. La version chasseur avec les canons laser jumelés coûtera 140 points. A vous de voir si le jeu en vaut la chandelle. Personnellement, je m'en tiendrai à ma ligne Aegis et à mon affût quadri-tube.


Crédit Excommunicate Traitoris. Tous droits réservés.

Les Motos


Voilà de la moto qui a de la gueule !

Les grandes gagnantes du Codex et de la V6. Elles deviennent moins chères, peuvent toujours être prises facilement en choix de troupes et la règle spéciale des White Scars pourra leur apporter encore plus de punch. Les motos d'assaut voient néanmoins leur coût unitaire augmenté de 5 points sans changement de caractéristiques et sans changement dans les options d'armement. Pour équilibrer les choses sûrement vu que les motards marsouins et scouts deviennent moins chers, certainement. Pourtant, il y aurait, là encore, eu matière à faire évoluer les choses, produire de la nouveauté et contenter la base avec un nouveau kit de moto d'assaut, un canon à gravitons ou un système de lance-plasma jumelés. Mais bon, on peut rêver vu que tout le paquet a été balancé sur les Centurions.


Crédit James Wappel. Tous droits réservés.

A bientôt pour l'avant-dernière partie de cette série consacrée aux choix de soutien du Codex Space Marines V6.

samedi 28 septembre 2013

Codex Space Marines, les Elites (4/7)

Après les Troupes, les QG et les personnages, voici venu le temps de discourir des choix d'Elite que nous propose le nouveau Codex Space Marines V6.


Elite models... Sort of.

Terminators d'appui

Rien de nouveau sous le soleil avec des totors qui coûtent exactement la même chose et possèdent les mêmes options qu'en V5. A noter cependant que les options d'armement sont légèrement moins coûteuses en points. Le Land Raider reste le transport assigné de l'unité mais à la différence de l'ancien codex, il n'y a plus de limite au nombre d'escouade Terminator qui peuvent se voir attribuer une telle monture.

Terminators d'assaut

Cette unité reste elle aussi une valeur sûre qui verra cependant son coût augmenter en V6 car l'option de remplacer la paire de griffes Eclair par un marteau et un bouclier Tempête n'est désormais plus gratuite.

Vétérans d'appui

Ceux là sont toujours aussi bons avec leurs munitions spéciales, coûtent légèrement moins cher en points également mais cette ristourne est compensée par le fait que l'option de les équiper de bolters combinés voit son propre coût doubler. Ce n'est donc plus une si bonne idée d'équiper tous les vétérans de l'escouade de combi-lance-flammes ou de combi-fuseurs. L'option lance-flammes lourd reste une bonne idée car cette arme annule les couverts et les vétérans d'appui sont l'une des trois seules unités qui puisse en être équipée.

Vétérans d'assaut

Les vétérans d'assaut deviennent en choix d'élite en V6 tout en voyant leur coût baisser de 30 points ce qui est une bonne chose. Ils sont toujours piétons de base mais la bonne nouvelle est que leur réacteurs dorsaux vous coûteront moins cher qu'en V5. la règle Intervention Héroïque a été revue et semble moins intéressante puisqu'elle ne permet plus de lancer un assaut suite à une arrivée en frappe en profondeur. Il était déjà compliqué de faire une liste Space Marines orientée vers le cloze, cette nouvelle version des vétérans rend l'exercice quasiment impossible. D'un autre côté, les Spaces Marines vanille n'ont jamais eu la réputation d'être des clozeux et les jouer de cette manière est un bon moyen de perdre.
Néanmoins, un bon moyen de les rentabiliser est de les prendre par 5, avec les réacteurs dorsaux et de leur adjoindre le Capitaine des Ombres Shrike qui leur octroiera Infiltration et Discrétion. En utilisant les tactiques de chapitre Ravenguard (oui, cette idée est partiale), cette unité accompagnée du personnage pourra atteindre rapidement une cible valable ou s'attirer les foudres de votre adversaire. A vous de la jouer correctement mais ce rôle d'"escouade de commandement" de Kayvann Shrike lui va comme un gant puisque l'escouade de commandement Codex ne peut pas être équipée de réacteurs dorsaux.

Centurions d'assaut

Sans parler du look des figurines (j'en parlerai dans le dernier article de la série), que valent ces profils ? Honnêtement, je ne leur imagine pas d'intérêt tactique particulier. Ils sont Lents et Méthodiques mais n'ont pas d'armes lourdes ni d'armes à salves. A moins de les faire embarquer dans un Land Raider pour les débarquer devant un Monolithe nécron qu'ils tenteront de détruire au cloze avec leurs foreuses F9 PA2, je ne vois pas. Les terminators d'assaut restent aussi bons sinon meilleurs dans ce même rôle avec une sauvegarde invulnérable et un coût similaire.

Dreadnought

Les Dreads restent des marcheurs, donc des véhicules et donc des boîtes qu'on peut ouvrir facilement avec leurs 3 points de coque. Une petite révolution aurait été d'en faire des créatures monstrueuses ce qui aurait bien collé avec leur puissance (Concassage, Marteau de fureur) et avec la tendance générale vue dans les récents codex Eldar et Tau (Wraithknight et XV-104 Riptide).
Mais j'imagine que chez GW ils se sont dits que produire un kit de Centurions sans trop de recherche, lui fournir un profil apparemment kikitoudur et en vendre des palettes complètes sur le segment de marché du puceau nord-américain valait plus le coup que de sortir un nouveau kit de Dreadnought avec des règles cohérentes. L'avenir nous dira si ce choix marketing était le bon. D'un strict point de vue commercial, je pense que GW a eu raison de suivre cette stratégie. D'un point de vue de joueur, je trouve que c'était une connerie.

Légion des Damnés

L'unité voit son prix baisser significativement. Est-elle pour autant un choix intéressant ? C'est une unité de vétérans, plus solides (svg invu 3+) mais moins versatile (pas de munitions spéciales). Bref, c'est plus une unité fluff qu'un élément tactique intéressant à mon avis.