lundi 13 mars 2017
JFJ 2017, de le compte-rendu
mardi 28 avril 2015
De la polémique autour de l'affiche du FIJ de Cannes
Si vous avez manqué le début...
Les personnes qui organisent le Festival International du Jeu de Cannes (le FIJ pour les connaisseurs) ont dévoilé au public l'affiche de la prochaine édition de l'événement qui aura lieu en 2016. Quoi de plus banal, on y a droit tous les ans et ce festival est le plus renommé de France, tentant de faire jeu quasi égal avec Essen.
S'en est suivi un bad buzz important sur les rézosocios qui a désenflé durant le week-end suite à la publication d'une affiche légèrement remaniée.
N'ayant rien de mieux à dire sur ce blog en ce moment, je cède un peu à la facilité en donnant un avis à chaud sur cette histoire. Je vais certainement m'en mordre les doigts mais, bon, on ne fait pas d'omelettes sans casser d’œufs.
Une discontinuité dans les choix graphiques
Les affiches des éditions précédentes sont plutôt composées à la façon d'une couv' du magazine Tangente. Je ne suis pas fan du parti pris graphique mais l'identité de l'événement est lisible.
Pourquoi cette affiche fait polémique ?
Le code de couleurs, le trait et la symbolique forment un tout qu'il est possible d'interpréter d'une certaine façon quand notre grille de lecture est influencée par des choses comme le combat contre la discrimination des LGBT et contre les stéréotypes de genre. Pour faire court, des enfants, fille et garçon, du rose pour la fille, du bleu pour le garçon et des pièces de puzzle qui s'emboîtent.
Même sans avoir l'esprit particulièrement mal tourné, il y a quelque chose qui se dégage de cette affiche et que les affiches des éditions précédentes ne dégagent pas. Une impression de déjà-vu.
Mais oui, ce sont les codes couleurs de La Manif' pour Tous !! (LMPT)
Personnellement, je m'en fiche bien, tout le monde a le droit de s'exprimer même (et surtout) si on n'est pas d'accord. Mais, quand on organise un événement public, médiatisé et surtout, qui doit rester politiquement neutre (eh oui, le jeu c'est apolitique et, a priori, pas soumis aux diktats de genre, on y reviendra) on doit maîtriser sa communication. C'est comme ça. Nous vivons dans un monde de communication où l'information est relayée instantanément. Nous vivons dans un monde de l'immédiat où le temps long de l'analyse n'a plus cours. On se doit de réagir à chaud sur n'importe quel sujet, de donner son opinion, souvent péremptoire. Je déplore cette situation mais il est nécessaire d'en tenir compte.
Si on ne veut pas ou on ne peut pas, on ne communique plus, ou alors on colle des chatons, des jolies filles ou des beaux mecs. Mais même ça, c'est communiquer des signes, des symboles et du sens.
(oui, fan service pour tous aujourd'hui, on se fout du genre chez Sandchaser)
Ignorance ou choix délibéré ?
Concevoir une affiche n'est pas une chose simple. J'en avais réalisée une avec mes faibles moyens graphiques et ma fibre artistique de bulot. Et puis on a beaucoup parlé de celle d'Orléans Joue avant de la rendre publique.
Quand on fait une affiche on cherche à faire passer un message et l'illustrateur a toujours son propre style et son propre rapport aux symboles et au sens de ceux-ci, le sujet de cette intéressante disciple qu'est la sémiotique.
Il est possible que l'illustrateur du FIJ 2016 n'ait jamais entendu parler de la Manif' Pour Tous, des stéréotypes de genre.
Il est aussi possible qu'il ou elle soit un(e) gentil(le) naï(f|ve) qui illustrait des livres pour enfants dans les années 60.
Il est aussi possible que l'illustrateur ait fait passer son message politique par cette affiche.
Il est encore possible que le comité organisateur du FIJ 2016 ait été noyauté par des activistes de LMPT.
Soyons sérieux cinq minutes. Les réactions contre cette affiche viennent de personnes qui ont une grille de lecture sémiotique particulière. La plupart des gens n'y verront rien d'autre qu'une affiche pour un événement lambda plutôt sympa, pour le jeu et les enfants.
Parce que pour l'essentiel de la population, le jeu c'est futile, le jeu, c'est pour les enfants, les petites filles aiment le rose, les petits garçons, le bleu et les petits garçons sont destinés à devenir des grands garçons qui vont mettre leur zizi dans les petites filles devenues grandes.
Et je suis convaincu que l'illustrateur a cette grille de lecture.
Bof.
Moi je ne vois pas ça.
Je vois un assemblage sordidement banal de clichés de genre promus par la culture mainstream qui, en plus, tombent à côté de la plaque.
Parce que le jeu de société n'est pas, en règle générale, orienté vers un genre ou vers l'autre à la différence de beaucoup de jouets pour enfants (j'avais prévenu qu'on y reviendrait)
Five Tribes, Time's Up ou Zombicide ne sont pas graphiquement conçus ou markétés pour être plus attrayants pour un genre ou pour l'autre en fonction de prescriptions normatives. En revanche, regardez un catalogue d'une grande enseigne de jouets et vous y verrez qu'on vous prend pour des cons (et vos gamins aussi). Le problème n'est pas de savoir ce qu'un garçon pourrait faire d'un déguisement de princesse, le problème est de savoir pourquoi les déguisements de princesse existent en premier lieu.
Voilà où est mon problème avec cette affiche. Vous me direz que je chicane et que c'est moi qui ait un problème. Non, je n'ai pas de problème. Le problème c'est qu'on enferme les enfants et les adultes aussi dans des stéréotypes de genre et qu'ils en souffrent.
Rétropédalage ?
Après le tollé (mot français pour bad buzz) que l'affiche a engendré, l'organisation du FIJ en a proposé une seconde.
On change le code couleur (et évitant le rose, c'est encore la symbolique féminine qui en prend un coup là, c'est con, j'aime beaucoup le rose moi)
On rajoute des meeples (bah oui le meeple ça fait genre jeu coco)
On change un coeur en trèfle, certainement pour une sombre histoire de symbolique.
La partie saillante de la pièce de puzzle est tenue par le personnage féminin (encore une histoire de symbolique)
et voilà !!!
Bref, on patche en vitesse pour limiter la casse et faire taire le buzz.
Mais on garde les enfants. Qui n'ont encore rien demandé et qui se retrouvent encore pris en otage de querelles d'adultes.
Pour finir
Voici l'affiche du festival organisé par les Tables d'Olonne, une sympathique association de jeu vendéenne (personne n'est parfait) qui a fait appel à une illustratrice qui sait ce que les symboles signifient.
Comme quoi vaut toujours mieux avoir l'air marin qu'avoir l'air con.
Merci à Axelle Bouet de m'avoir autorisé à publier cette affiche en son nom. C'est elle l'illustratrice. Allez faire un tour chez elle, c'est magnifique.
mercredi 17 septembre 2014
Orléans Joue, le premier festival de jeux d'Orléans, de la bande-annonce
Ce week-end aura lieu...(petite pause pour ménager un effet dramatique)...
Le premier festival de jeux de l'agglomération d'Orléans !
Fort habilement dénommé Orléans-Joue, cet événement rassemblera quelques éditeurs en mal de publicité, des bénévoles ahuris et d'avides boutiquiers vendeurs de jeux frelatés. Tout cela dans le cadre dégradé du centre-ville d'Orléans.
Orléans Joue, puisque c'est le nom que nous avons choisi pour cet événement, c'est 70 éditeurs, 80 bénévoles, plus de 100 jeux dont une bonne part de nouveautés, une protozone, un Mops en mission dédicace et votre serviteur à l'accueil (finalement, y a que ça qui devrait faire peur aux gens).
Orléans Joue, ça se passe dans l'ancien cloître du Campo Santo et comme ça tombe le même week-end que les Journées du Patrimoine, vous pourrez faire d'une pierre deux coups.
Alors, si vous êtes de passage chez la Pucelle ce week-end, on vous attend. Et même que si vous donnez le mot-clé Sandchaser lors de mon service à la buvette, je vous paye le café !
Et si vous ne venez pas, voici la bande-annonce pour vous faire à jamais regretter votre mauvaise décision.
mercredi 20 août 2014
Gen Con 2014 : Bilan épuisant
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| Gen Con Day 1. Ouverture des portes imminente. Ce n'est même pas la plus grosse journée... |
- Privateer Press : Bon, rien à signaler. Je connais leurs produits (un petit peu). Le jeu d’invasion, mélange entre Risk, Pandémie et Horreur à Arkham a eu un franc succès. La figurine exclusive de l'elfette mutée dans son chaudron a duré très exactement 24 minutes le jeudi. Et ils avaient un programme d’échange de pin’s avec les équipiers qui était très, très rigolo : ils avaient des pin’s sur leurs badges, si l’on avait un pin’s qu’ils n’avaient pas, on pouvait l’échanger, sans considération de valeur ou de rareté. Plutôt sympa et rapide. L'Iron Arena (vous payez pour une journée illimitée de jeu et vous remportez des points par partie que vous échangez contre des cadeaux allant des dés au tshirt en passant par les médailles) et les tournois se sont enchainés tout le weekend aussi. Le dernier carré des gros bills est toujours le même, mais pas avec les mêmes armées, démontrant que ce jeu n'a pas de listes "cheatos" malgré les "hauts-cris" des "gloires" de quartier qui voudraient justifier leur incompétence par le déséquilibre de jeu.
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| Man o War grandeur nature. ©cityofbrass |
- FFG : Du monde partout, des démos de 4 heures, une file d’attente qui sortait du salon pour aller dans les coursives, FFG distribuant un petit jeu de cartes aux gens pour patienter. Pour le reste, XCom, c’est comme les autres jeux sous licence, long et d’un intérêt pas forcément renouvelable. Xwing partout, vraiment partout, Armada permettant d’en recoller une couche en format "Epic" (et donc un peu mieux) et l’annonce du Dungeon Crawler sous licence Star Wars aussi, rendant les fanboys tout fous…
- Wyrd : un joli stand avec un gros robot porteur de whisky et une cabane qui abritait le stock et les caisses. Des tables de démos magnifiques mais paradoxalement peu occupées et un staff assez nonchalant qui avait quand même du mal à assurer le restock des étagères dont les produits partaient vitesse grand V. Gros succès de la Guilde et des Arcanists (quelle surprise !). La plupart des resculpts sont magnifiques et nettement mieux que les version métalliques.
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| Il y a un train, donc c'est bien. © Pea Darkvernon, 2014. |
- Infinity : ZOMGWTFBB ! La mauvaise organisation du weekend : Blindés le jeudi pour la figurine exclusive, le stand était tellement mort le reste du salon que j’ai eu du mal à les trouver à côté de Battlefoam. Angel Giraldez faisait des démonstrations de sa maestria au pinceau et de sa gentillesse. Deux misérables tables de démos, de qualité inégale (une superbe de forêt mais avec de graves manques de décors et une autre, urbaine surchargée (donc parfaite) aux décors… issus de la boite de base donc "meh". Et les figurines ont des problèmes d'échelles, même sur les nouvelles... C'est assez perturbant de voir qu'un même fusil est plus petit quand il est porté par une femme ou qu'un pilote de moto doit faire 1,20m pour monter sur une bécane bien trop petite pour être un gros cylindre. Du coup, la moto Aleph en édition Bootleg, elle faisait un peu petite fille sur la 103SP de son petit ami qu'elle "aime pour la vie et qu'elle épousera quand on lui aura enlevé son appareil dentaire pour pouvoir mettre la langue".
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| Le cosplay de la version cosplay d'une figurine spéciale d'Infinity pour la Gen Con. Inception, much ? |
- Soda Pop Miniature/Hawk/Ninja Division : un gros stand, blindé de monde. Ils présentaient une variation sur leur jeu de base (le Dungeon Crawler chibi) ou les plateaux modulables sont remplacés par un tapis de jeu (façon tapis route) et les figurines sont vendues en blister individuels. Bah je le dis tout haut : CHAPEAU. Les plaques mobiles sur un Dungeon Crawler, c’est de la merde (lire avec la voix de jean Pierre Coffe en secouant une plaque mobile comme une tranche de jambon). Ca ne tient jamais, ça bouge, ça vole, c’est intransportable, injouable dans un café… Bref, c’est du matériel pour Geek sédentaire des années 90. le tapis, roulé précautionneusement et les figurines à l’achat volontaire et maîtrisé (même si plus cher au total pour les collectionneurs onanistes que nous sommes) est drôlement malin. J’ai donc aussi vu Hawk Wargame et leur epic-like qui subit une refonte massive avec le passage au plastique total (pas chinois) et des tables fort jolies. Les inévitables "boobs" de Marie Claude Bourbonnais étaient là aussi, dommage...
- Mantic games était présents aussi avec un stand toujours aussi discret. Il leur faut un event manager, on se croirait à Salute avec leur stand de 10m2 et leurs tables de démos (toujours pleines). Le côté malin est qu’ils avaient délocalisé leurs démos aussi dans l’espace “jeu” et du coup, c’est là qu’ils ont conquis un maximum de monde. Sur le stand commercial, ils démontraient leur nouveau DC qui fait l'objet d'un kickstarter discutable, comme Rafpark nous le démontrera avant la fin de l'année. Pas d'image, parce que le stand ne le méritait pas.
- Paizo avait un énorme stand à l’entrée avec une file d’attente longue comme un jour sans pain. Et grosso modo avait un produit exclusif pour justifier cette queue et c’est tout. Mais leur jeu de carte Pathfinder s'est très bien vendu.
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| Image trompeuse. la file d'attente allait bien plus loin. |
- Onyx Publishing (ceux qui ont repris la licence du WoD) étaient là aussi avec juste quelques livres de base pour Vampire et Mage et des romans sur un petit stand mal fait et posé dans l'entrée. Quand on sait le prix du mètre carré sur les stands de front, on se dit qu'ils feraient mieux d'économiser le coût et de publier plus de livres pour Hunter, the Vigil, leur seul bon jeu de rôle. ;)
- Wizkids, je les ai raté. J'ai quand même pu voir une partie de Dungeons & Dragons Attack Wing... Autant je trouve le système approprié à Star Trek, autant "collé" sur D&D, c'est très artificiel. J'ai vraiment du mal à changer mon référentiel afin de permettre à des lanciers au sol de dégommer Tiamat en vol alors qu'il nous a fallu à mon groupe et à moi des heures d'XP pour y parvenir... Mais je ne suis pas objectif.
- Cool Mini or Not présentait essentiellement des cosplays de vieux guerriers allemands souriants. Ah oui, ils montraient leur catalogue habituel. Confrontation Phoenix édition est bien bien enterré (même pas en démo cette année si j'ai bien tout vu) et Wrath of Kings était en démo et semblait plaire. Kaosball moins, malgré l'omniprésence de boobs partout sur les boîtes.
- Palladium Books était là et présentait timidement Robotech. Et là on sent la détresse de l'amateur devant un KS qui a cartonné. Grosso modo ils se sont fait avoir dans les grandes largeurs par le manufacturier chinois. Non seulement ils ne peuvent pas livrer les backers mais sur le salon, ils n'avaient que les prototypes de grappes à montrer et ils ont passé le weekend à s'excuser pour le retard et la mauvaise qualité des produits. Ils sont en contact avec d'autres manufacturiers plus compétents et eux même devront apprendre de leurs erreurs. Je comprends le mécontentement des gens qui ont soutenu le projet, mais c'est un vrai cas d'école KS : Des amateurs débordés par leur succès. Et finalement, je préfère soutenir cela que des KS de prévente de produits forts, malgré le "risque" réel de ces projets.
- Dungeons & Dragons 5th edition était présenté dans cet espace avec l’habituelle muraille qui séparait les 90 tables de 8 joueurs du reste du salon et un “petit” stand de vente qui n’a pas arrêté du weekend. Pour la blague, le nouvel objet collector ce sont les derniers scénarios v4 qui étaient déjà v5 friendly… Tout le monde les cherche…
- Konami, Harebrained Schemes présentaient aussi des produits plus ou moins hybrides de jeu et de jeu vidéo (support tablette etc…), c’était d’un intérêt variable. De ces derniers, je recommande néanmoins de prendre Shadowrun returns sur Steam ou itunes store. C’est brillamment fait et incroyablement fun.
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| Angry Sheep, les moutons sont bourrés et font la révolution ! |
POST SCRIPTUM : J'ai oublié de parler de Games Workshop, qui était là avec un stand toujours aussi moche et petit. Le côté Forgeworld était blindé de monde et bordélique avec tous les cartons eventrés partout. Le côté GW institutionnel était toujours là. Mais, et là, accrochez vous à vos bretelles, ils avaient une table de DEMONSTRATIOOOOOOON !!! Oui, avec des figurines peintes et des décors et les gens pouvaient toucher et même essayer le jeu !!!! 2014, année du grand éveil pour GW !!!
lundi 10 mars 2014
C'est Lundi, c'est JFJ
Attention, billet long. Prenez vos précautions. Allez caguer avant.
Comme tous les ans depuis 3 ans, je fais mon pèlerinage annuel dans ce charmant chef-lieu de canton des Yvelines qu'est Sartrouville. Comme il faisait beau et que j'avais promis à l'Arsène de lui faire à bouffer le soir, j'ai pris la grosse voiture et j'ai musardé en route. 4 heures pour faire Orléans-Sartrouville par la vallée de Chevreuse et les bords de Seine. Faut dire que je me suis arrêté en route chez des amis. On est en week-end ou on ne l'est pas. Vu mon arrivée tardive, Coyote s'en était déjà reparti. Ça commençait mal, j'aurais bien aimé discuté avec mon vieux pote.
Sartrouville, premier jour
Au chapitre des petites choses dérisoires dont j'aime parsemer mes billets, j'avais acheté des chouquettes (je n'aime pas venir les mains vides). Quelque chose me dit qu'elles ont fait des heureux sur le stand de Superlude où je les oubliai après avoir (re-)joué à la Nuit du Grand Poulpe.
La Nuit du Grand Poulpe qui est un très bon jeu. Assurément. Même si on se fait mettre une boîte par 3 trois pré-ados. M'en fous, j'avais le Grimoire.
| Citations d'Hommes Célèbres, vol. III "Le Grimoire, c'est très surfait." Antoine Davrou |
Je visitai ensuite la convention rapidement, saluant au passage tous ceux que je connaissais. mais j'étais avant tout là pour prendre des contacts avec des professionnels pour le Festival Ludique Galactique d'Orléans, Orléans Joue et après une heure, j'avais décidé que je testerai Kolaps, Briskars et Furie. Malheureusement, je ne pus faire qu'une démo de Briskars brillamment menée par Manu, le concepteur du jeu.
Clairement, ce jeu n'est pas fait pour les subtils. Ca tombe bien puisque moi, même si j'essaye de donner le change en employant le passé simple, je ne suis pas un subtil. J'aime la tatanne. La grosse, qui fait gicler les dents. Le système de Briskars est à activation alternée. Les figurines ont des profils individuels et des points d'action. La mécanique de résolution se base sur des D10 explosifs (moi, j'aime aussi les trucs qui font boum !), c'est à dire, qu'en cas de critique (10, ou 9 ou 8), on relance le dé et on ajoute son résultat au score et on continue si ce résultat est également un critique. Ca permet de coller des tartes monumentales à la figurine d'en-face.
C'en fut tout pour le Samedi. J'avais une promesse à tenir et je suis homme de parole. Je m'en allai donc visiter ce monument de l'art boucher qu'est la Boucherie Limousine de Sartrouville qui, en plus d'offrir (enfin, de vendre, plus précisément) de la viande bovine de qualité supérieure, a l'heur de fermer ses portes fort tard, ce qui me convenait plutôt.
C'est lesté de six pavés d'un excellent rumsteak et de quelques tranches de fine poitrine fumée que je sonnais chez l'Arsène quelques kilomètres plus loin. Mise en place, cuisine, apéro, vin, repas, jeu, vaisselle. Je passe sur les détails mais nous nous régalâmes de pavés de boeuf poêlés façon brasserie accompagnés d'un écrasé de pommes de terre et d'un confit d'échalotes au vinaigre de Modène. Avec un Margaux 98, ça glisse tout seul. Ensuite, on a joué à Wazabi, ça aussi ça glisse tout seul. J'ai ensuite découvert Katana, que je connaissais pas. Un jeu de fouine avec des cartes, ma spécialité. La mécanique de jeu est simple, elle favorise le bluff, le guessing et l'aggression. J'ai gagné. En équipe (merci à Loquak et à la compagne de Tobias). Par deux fois. Forcément.
Sartrouville, deuxième jour
De bonne heure et de bonne humeur, Arsène et moi passâmes récupérer les deux compères d'icelui pour nous rendre à Sartrouville. Après une demi-heure d'une plaisante et forte instructive traversée du Bois d'Achères et de Maison-Lafitte, nous parvînmes bon an mal an au gymnase de la rue Carnot.
| Vous voyez, les gars, il y a d'autres explications. |
Je rencontrai enfin Raf et Nicolas Fuseau qui étaient arrivés ensemble. J'assistai à une démo de Furie entre Whispe et Loquak (je n'ai pas joué, je n'étais pas encore complètement réveillé), puis, le café aidant, je me dirigeai vers la table de démo de Kolaps où je rencontrai David et sa compagne.
дез гоьепиз совиетик поур фурн пе жеу
Whispe, en train de tatanner Loquak
Le champ de bataille avant la catastrophe.
Kolaps se joue sur un champ de bataille à hexagones. Je n'avais pas revu ça depuis Demonworld mais ça marche mieux en escarmouche (les hexagones sont plus gros) car cela donne du rythme à la partie quand on n'a qu'à compter des cases au lieu de mesurer. Je passe sur le fluff, David en parle beaucoup mieux que moi mais on sent que l'inspi vient de Resident Evil et ce n'est pas pour me déplaire. Le moteur d'activation est étrange au premier abord mais une fois le premier tour passé, on se prend à compter notre Combativité, à la gérer et à l'utiliser. La Combativité, à Kolaps, c'est un mélange de points d'action, de Qualité et de Mana. Ça sert à tout et c'est ça qui est bien. N'allez pas croire que ça rend le jeu simpliste, au contraire. IL y a d'autres caractéristiques et une foule de règles spéciales qui permettent de définir un profil de combattant. C'est clairement un jeu complexe même s'il apparaît simple et fluide une fois les règles maîtrisées. Je compte vous en dire plus dans un prochain billet. Avec David, on a vu un moyen d'améliorer l'ergonomie du jeu en utilisant des cartes individuelles et des jetons au lieu des listes de profils plastifiées et des marqueurs.
Les abominations OGM contre les Forces Pan-Européennes de Protection des Citoyens. Je jouais les affreux de gauche et David, ceux de droite.
JFJ, le bilan
J'ai acheté pour une quarantaine d'eurobrouzoufs de matos dont une Ombre pour Alkemy, les cartes de référence de la Triade de Jade, le livret de règles mis à jour, le livre Alkemy Genesis et Huit Minutes pour un Empire.
Je vais me remettre à Alkemy, en blitz, quitte à acheter le starter Aurlok pour fournir des figurines à un éventuel partenaire d'Orléans Wargames. Kolaps et Briskars me font de l'oeil mais je testerai d'abord les règles avec du proxy avant d'investir dans la gamme. Les Gobelins soviétiques de Whispe seront pour plus tard dès que ma montagne de marsouins aura baissé. Et puis ça me fait toujours autant suer de peindre en ce moment...
Au final, un très bon cru 2014 pour ces JFJ qui n'en finissent pas de me surprendre. A la différence de certaines conventions qui offrent toujours les mêmes choses d'année en année, l'équipe de la MJC de Sartrouville se renouvelle, propose de nouvelles animations et invite de nouveaux éditeurs de jeux innovants. C'est toujours un plaisir même si c'est trop court.
Voilà, vous pouvez reprendre une vie normale et aller aux toilettes.vendredi 23 août 2013
GenCon 2013 : état des lieux et impressions à chaud.
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| Un panorama de la moitié de la salle de jeux. Ouverte 24/24 pendant 4 jours. |
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| Venez à la GenCon essayer nos jeux et rien que nos jeux, vous n'aurez pas le temps d'en essayer d'autres ! |
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| Même la garde impériale veut changer de jeu ! |
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| Aaaah, mes yeux, ils fondent !!! |
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| La rolls du sac. Qui coûte d'ailleurs le prix d'une rolls. |
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| Bordel, vous avez dit bordel ? Comme c'est bordel ! |
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| Je joue aux Pogs. C'est juste plus cher. |
Dropzone Commander présentait un starter Plastique à un prix accessible (il était temps).
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| Epic. En plastique. Avec des véhicules bizarres. |
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| C'est juste le diorama pour faire joli. Le jeu est moche sur un plateau en carton fin à cases. |
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| La totale, dès le starter : des nichons, des culs, des pointes... Et une absence totale d'originalité. |
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| La poésie se trouve aussi dans le costume. Prends-en de la graine, Mme Bourbonnais-vulgos. |
| C'est aussi un jeu à boire... |
Alors, vous y allez ?










































